16.07.26 — 17.07.26

Major TOM # Territoire Théâtral – 4ème édition #Avignon

En partenariat avec CALQ Conseil des Arts et des Lettres du Québec, Kultur LX, l’Onda – Office national pour la diffusion artistique et Pro Helvetia

Du 16 au 17 juillet 2026

Grand Hotel
34 Bd Saint-Roch, 84000 Avignon

Événement réservé à un public de programmateur·trice·s professionnel·le·s.

Programme :
■ 10h00 : Accueil
■ 10h30-12h30: Présentations (7 par jour)
■ 12h30-13h30 : Déjeuner professionnel

Ilyas Mettioui est un artiste bruxellois. L’essentiel de sa recherche se construit sur une démarche de rencontre et de décloisonnement des formes et des collaborations. À travers une écriture résolument contemporaine, Ilyas tisse des récits où se mêlent humour corrosif, tendresse et mélancolie. Toujours en mouvement, Ilyas poursuit sa quête de nouvelles formes d’expression, où chaque projet devient une invitation à l’imprévu, à la rencontre et à la transformation.

Il est l’auteur et metteur en scène de plusieurs spectacles, dont Ouragan (2020) et le diptyque Écume (Knokke-le-Zoute, 2022 – publié aux éditions Lansman – et Hofstade, 2023), actuellement en tournée.

Il collabore avec d’autres artistes, explore de nouvelles formes d’écriture et accompagne des projets à la croisée des disciplines tel que Exhibit A (en collaboration avec Sihame Haddioui, Recordar (en collaboration avec David et Marisel Mendez). il a également assisté Tiago Rodrigues à la mise en scène pour La Cerisaie présentée pour l’ouverture du Festival IN d’Avignon 2021. Il est actuellement en préparation d’un nouveau projet Warda qui verra le jour en 2027.

Sihame Haddioui est autrice et performeuse. Ex-échevine de la culture et de l’égalité des genres et des chances à Schaerbeek (2018-2024), ex-ouvrière de production dans l’industrie pharmaceutique, elle explore la mémoire, la transmission et les rapports de pouvoir qui traversent nos corps. En 2025, elle crée Exhibit a, mis en scène par Ilyas Mettioui, et achève Rendre Corps (Les Liens qui Libèrent, 2027). Protocol(e) Point Zéro suivra en 2028.

Héloïse Ravet est une metteuse en scène, installée à Bruxelles. Après des études de philosophie à Lyon 3 Université Jean Moulin, elle entre à l’INSAS section mise en scène en 2016. Elle est diplômée en septembre 2020 avec Grande Distinction. Elle est accompagnée depuis ses débuts par le bureau de développement de spectacles vivants Bloom Project.
Sa compagnie Saintes Patronnes existe depuis 2023.

En juin 2021, son travail de fin d’études “Outrage pour bonne fortune” est repris au Théâtre de la Balsamine en forme courte. En février 2022, elle présente dans le cadre des XS du Théâtre des Tanneurs une première étape de travail autour de la figure d’Elvis Presley intitulée “Larrons en Baskets Bleues”.
A l’automne 2022, elle monte la forme longue d’”Outrage pour Bonne Fortune” au Théâtre Varia. Il sera repris en avril 2023 au Théâtre de Liège dans le cadre du Festival Emulation.
En janvier 2024, elle crée dans la grande salle du Théâtre de Liège “Oedipüs”, de Maja Zade, réécriture contemporaine et féministe du mythe d’Oedipe. Oedipüs tournera à l’automne 2026 au Théâtre Varia, au Manège de Mons, et au Vilar.

Elle crée à l’hiver 2025, le spectacle “Larrons en Baskets Bleues”, qui se joue au Théâtre de Liège, au CDN de Thionville dans sa forme dédiée aux lieux non-dédiés. Au printemps 2026, “Larrons en baskets bleues” jouera dans sa forme salle au Studio Varia et au Kinneksbond, au Luxembourg.
Au printemps 2025, Héloïse Ravet encadre le projet de sortie des Masters Atelier du Conservatoire Royal de Mons, et monte “Richard III” sous le chapiteau des Nouveaux Disparus à Schaerbeek.

En septembre 2025, elle entame son travail de recherche sur “Épuiser les Soleils” et présente une étape de travail au festival XS du Théâtre les Tanneurs 2025. La Forme longue sera créé en mars 2027 au Théâtre les Tanneurs (producteur délégué).
A partir de 2027, elle sera artiste associée au Théâtyre Varia : elle nourrit la création d’un projet jeune public “Le Syndrome Allumettes” pour la saison 2027-2028, et de “Macbeth” pour 2028-2029.

Parallèlement à son travail de metteuse en scène, Héloïse Ravet développe un accompagnement dramaturgique pour différentes compagnies, des compagnies de théâtre de rue comme Les vrais Majors pour leur spectacle “Elephant” au printemps 2024, ou bien La Pigeonnière pour le spectacle “Apparitions au printemps 2026”, mais également pour des artistes comme Aloula Wattel pour son spectacle Gènes à la rentrée 2026.

Enfin, elle co-crée avec Zoé Lejeune et Lennert Vandenbroeck, Le Festival de Salza en 2023, où chaque été, elle monte un classique du répertoire en plein air. (“Roméo et Juliette” 2023, “Ivanov” 2024, “La Double Inconstance” 2025, “Le Songe d’une nuit d’été” 2026). Le projet a pour but de mettre en avant le lien entre culture et agriculture et propose toujours un spectacle suivi d’un banquet.

Camille Freychet est un·e artiste pluridisciplinaire basé·e à Bruxelles. Acteurice, auteurice et réalisateurice, iel explore les croisements entre théâtre, son et autofiction documentaire. Lauréat·e du FACR et du Prix radio SACD 2023 pour Ouvrir la brèche, un voyage en auto-stop sur la transmission et l’héritage. La même année, iel crée Y’a brûler et cramer avec Maïa Blondeau, autour du coming-out et du voyage, ouvrant la voie à DYKE INJECTION.

Le CWB|Paris Paris et WBTD vous invitent à la nouvelle édition de Major Tom Théâtre les 16 et 17 juillet au festival d’Avignon.

Rencontre professionnelle organisée par le CWB|Paris et l’agence WBTD, Major Tom est un dispositif destiné à valoriser des projets scéniques en cours de production et vise à contribuer à la stimulation des coproductions internationales.

Pour sa 4ème promotion, le CWB|Paris s’associe à au CALQ, Kultur LX, l’Onda et à Pro Helvetia et s’exporte à Avignon, lors du Festival afin de créer un espace-temps commun, une nouvelle visibilité aux artistes et à leurs projets.

Douze projets respectivement soutenus par les scènes bruxelloises et wallonnes, les scènes françaises, suisses, québecoises et luxembourgeoises seront présentés lors de cette journée dédiée aux professionnel·le·s du spectacle vivant. Chaque projet sera introduit par son ou sa porteur·euse et accompagné·e par un·e partenaire de production. Les ambitions, objectifs, caractéristiques distinctives et traits saillants de chaque projet seront exposés.

Une initiative du CWB|Paris en partenariat avec Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse, le Calq, Kultur LX, l’ONDA - l’Office National de diffusion artistique et Pro Helvetia. Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.

Lauréat·es 2026 :


Ilyas Mettioui — Warda
Le Boréal ASBL

Warda est une création scénique hybride, à la croisée du théâtre, de la performance sonore et du cinéma d’animation.

“Le doublage m’a appris à disparaître dans la voix d’un autre ; Warda est une tentative d’apparaître et de trouver les mots justes.”

Sur scène, Ilyas Mettioui détourne les techniques du doublage pour en faire un outil d’émancipation : enregistrer, rejouer, traduire, décaler, afin de reprendre pouvoir sur ce qui a été dit, ou tu. Warda explore ainsi la possibilité de faire fiction d’un réel intime, non pour le falsifier, mais pour en déplacer les lignes, contester les récits hérités et se réapproprier ces souvenirs. La fiction devient un geste actif, transformant l’adaptation subie en choix dramaturgique et faisant de la scène un espace où toutes les voix qui l’ont traversé peuvent coexister.

Au-delà du travail de la forme, ce projet interroge le langage : comment se parler, se comprendre quand, dans une même famille les rapports à la langues, aux codes diffèrent d’une génération à l’autre ? Que faire des histoires du passé et comment grandir avec les différentes cultures qui nous constituent dans un contexte si polarisé ?


Sihame Haddioui — Protocol(e) Point Zéro

La démarche artistique de Sihame Haddioui se situe à la lisière de l’écriture, de la performance et du documentaire intime. Ex-ouvrière de production dans l’industrie pharmaceutique, autrice et performeuse, elle travaille à partir de matériaux personnels, familiaux et politiques pour interroger la manière dont les corps sont façonnés, traversés et contraints par des rapports de pouvoir. Son travail part souvent d’une expérience située, mais cherche toujours à déplacer l’intime vers des enjeux collectifs : mémoire, transmission, langue, effacement, circulation, assignation sociale et géographie du pouvoir.

Issue du stand-up, elle conserve dans ses formes une adresse directe au public, une attention au rythme, à la rupture, à l’humour et à la tension. Cette écriture de plateau lui permet de faire coexister frontalité, pensée critique et vulnérabilité. Dans Exhibit a, elle explorait déjà, à travers un dispositif de performance d’écriture en direct, la manière dont les récits personnels rencontrent l’histoire et les structures qui les dépassent.

Protocol(e) Point Zéro prolonge cette recherche dans une forme solo située entre stand-up et documentaire familial. Le projet prend appui sur le quartier Liedts à Schaerbeek, comme espace concret mais aussi comme point de départ pour penser les logiques de répétition, d’usure et d’enfermement qui organisent nos vies. Au centre du dispositif scénique, un tapis de marche relié à une projection : si la performeuse s’arrête, l’image s’arrête aussi. Continuer à marcher permet donc au récit d’exister, mais alimente en même temps la machine qui épuise. Arrêter, c’est risquer l’effondrement de la représentation.

Le projet met ainsi le public face à une question simple et vertigineuse : comment casser la boucle ? Comment produire un déplacement réel dans un système qui exige sans cesse qu’on continue ? En ouvrant la possibilité que d’autres corps prennent le relais, Protocol(e) Point Zéro cherche un endroit de bascule : un « point zéro » comme horizon de réinvention, de partage de la charge, et de contre-architecture des liens, du récit et de la ville.


Héloïse Ravet — Épuiser les soleils

Pourquoi “Épuiser les Soleils” ?

À l’été 2024, ma sœur a de nouveau disparu. Je la cherche longtemps dans les rues de Marseille, mais je ne la trouve jamais. Elle a plongé dans le crack depuis plusieurs mois, elle a glissé dans la ville.
En septembre, la Timone nous appelle ma famille et moi, car elle est en réanimation chez eux, elle a subi une très violente agression, dans les rues de Marseille, une nuit. C’est comme ça qu’on la retrouve.
Ma sœur est toxicomane depuis plus de 25 ans. Je n’ai jamais su comment en parler. A son sujet, il y a peu de choses que je comprends. Ces 3 raisons : les disparitions perpétuelles, l’impossibilité d’en parler et l’incompréhension de tout “ça” me poussent aujourd’hui à faire théâtre, autour d’elle, avec elle. Pas pour comprendre. Mais pour l’entendre elle, pour entendre son mystère et ce que sa vie raconte.
Je suis metteure en scène, et je décide de monter au plateau, de faire entendre la voix de ma sœur.
Avec deux comédiennes et moi-même, nous travaillons les enregistrements de la voix de ma
sœur au plateau pour démonter l’idée tenace qu’une vie dans la drogue est une vie perdue.
Ma sœur est Vivante, et chaque soir ça nous éclate au visage.


Camille Freychet — Dyke Injection

Dyke Injection est un spectacle interdisciplinaire théâtre-son, une auto-fiction documentaire conçue comme un road-trip initiatique en auto-stop.
Seul.e en scène, Camille Freychet explore le moment de bascule, intime et politique, qu’est le devenir gouine. comment raconter ce moment où tout bascule ?

Le projet repose sur une analogie entre les dykes géologiques - injections de magma brûlant traversant les failles du système rocheux - et le terme dyke - insulte homophobe réappropriée par les communautés lgbtqia+ comme symbole de fierté, de résistance et de visibilité. cette analogie structure le spectacle : comment des corps et des récits minorisés s’infiltrent dans les failles d’un système normatif dominant pour apparaître, transformer durablement le paysage et produire de nouvelles sémantiques?

Sur scène, Camille tisse un récit non linéaire, mêlant auto-fiction, archives lgbtqia+, témoignages récoltés en auto-stop, matériaux géologiques et création sonore. iel incarne une multiplicité de personnages rencontrés sur la route pour explorer cicatrices, peurs, fiertés et forces de transformation. son histoire devient collective, se mêlant à celles des conducteurices rencontrés pour former une constellation.
Entre conférence, dérives, flash-back, reconstitution documentaire et tableaux sensoriels, le plateau devient un espace de circulation des voix et de mémoire partagée, où les trajectoires se croisent et se transforment.

Camille invite Maïa Blondeau (créatrice sonore) et Lisa Sallustio (metteuse en scène) à collaborer artistiquement. touxtes les trois forméx aux métiers du cinéma, le spectacle est empreint d’une écriture et d’une esthétique cinématographique forte.

Dyke Injectionlaisse apparaître un langage théâtral singulier, incarné et politique. le projet contribue à faire émerger une scène lesbienne encore trop rare, en proposant un espace scénique minoritaire, deter et sensible, capable de dialoguer avec des publics variés.”

Voir aussi
Podcast suivant:
00:00