SOIRÉE CHORÉGRAPHIQUE avec Tumbleweed & Louise Vanneste
Soirée partagée en coréalisation avec le Festival Faits d’hiver – 29e édition, du 12 janvier au 7 février 2027
10€ / 8€ / 5€ (groupe)
Théâtre
46 rue Quincampoix 75004, Paris
Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris poursuit en 2027 sa collaboration avec le Festival Faits d’hiver, festival itinérant qui s’attache à représenter la diversité des esthétiques de la danse contemporaine. Cette collaboration s’est construite au fil de plusieurs éditions autour de la présence et de l’accompagnement d’artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En 2023, le Centre s’associait notamment au festival autour de Les Arrière-Mondes de la Compagnie Mossoux-Bonté et de Landfall d’Erika Zueneli. En 2026, le partenariat s’est poursuivi à travers plusieurs propositions, parmi lesquelles celles de Léa Vinette et de Wooshing Machine. La soirée partagée du 27 janvier 2027 avec Tumbleweed et Louise Vanneste s’inscrit dans la continuité de cette coopération et du soutien à la circulation des écritures chorégraphiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles en France.
Tumbleweed est une compagnie de danse basée à Bruxelles et Zurich, fondée en 2017 par Angela Rabaglio, chorégraphe et danseuse suisse, et Micaël Florentz, chorégraphe, danseur et musicien français.
Leur collaboration débute en 2014 de la rencontre de deux parcours artistiques très différents. Nourrie par un dialogue constant, leurs voyages, la science, la nature et la philosophie, ainsi que par une curiosité physique, technique et artistique, elle les conduit à construire leur propre compréhension du mouvement, du corps et de son langage.
Créé en 2018, The Gyre est leur première production et la concrétisation de cette recherche commune. Après deux années de tournée autour de cette première pièce, Tumbleweed développe deux nouveaux projets : A Very Eye, pièce pour six interprètes créée en 2022, et Dehors est blanc, trio créé en 2023.
Angela Rabaglio :
Née à Zurich en 1990 et vivant à Bruxelles, Angela Rabaglio est chorégraphe et danseuse. Elle se forme à l’Amsterdamse Hogeschool voor de Kunsten – de Theaterschool, où elle obtient son Bachelor en 2013, avant de créer sa première pièce solo, wind-up birds and polaroids, présentée dans plusieurs festivals européens. Son travail a notamment reçu le prix d’encouragement du festival Barnes Crossing Solo Duo à Cologne et le prix du public du SzoloDuo Festival à Budapest.
Elle danse durant quatre ans avec la compagnie Alias à Genève et travaille plus récemment avec Prototype Status, dirigée par Jasmine Morand, ainsi qu’avec Serge Aimé Coulibaly. Sa pratique se nourrit de différents apprentissages, parmi lesquels les arts martiaux, l’escalade, le dabké et le yoga, qu’elle associe à sa recherche en danse.
Micaël Florentz :
Né à Besançon en 1988 et basé à Bruxelles depuis 2011, Micaël Florentz est chorégraphe, danseur et musicien. Il développe parallèlement depuis plusieurs années un travail de composition musicale sous différents noms, dont Bielka, Chräbb et Micaël Florentz.
Sa rencontre avec Angela Rabaglio en 2014 l’amène au monde de la danse. Ensemble, ils fondent Tumbleweed en 2017 et créent The Gyre, première pièce de la compagnie, avant de poursuivre leur travail avec A Very Eye en 2022 et Dehors est blanc en 2023. Parallèlement à ses propres créations, Micaël Florentz a notamment collaboré comme interprète avec la chorégraphe Géraldine Chollet et intervient ponctuellement comme regard extérieur auprès d’autres artistes.
Memento :
Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris a déjà accompagné Tumbleweed, compagnie fondée par Angela Rabaglio et Micaël Florentz, à la faveur d’un partenariat avec le Théâtre de la Ville en 2022. Dans le cadre du temps fort Jeunes Créateurs – In-Situ Satellite, une programmation couplée permettait d’appréhender l’univers de la compagnie à travers deux projets : le Centre accueillait une étape de travail de Dehors est blanc, tandis que le Théâtre de la Ville – Espace Cardin présentait The Gyre du 4 au 6 mai 2022. La programmation de The Gyre au CWB en janvier 2027 marque ainsi le retour de cette œuvre et poursuit l’accompagnement autour de Tumbleweed.
Distribution / équipe artistique
Concept et interprétation : Angela Rabaglio et Micaël Florentz
Création lumière et scénographie : Arnaud Gerniers et Benjamin van Thiel
Musique – composition originale : Daniel Perez Hajdu
Regard extérieur : Dagmar Dachauer
Production : Tumbleweed
Diffusion & communication : Quentin Legrand – Rue Branly
Production / coproductions / partenaires / soutiens
Production : Tumbleweed
Coproduction : Dansomètre / Oriental-Vevey (Suisse), Garage29 (Belgique), Wolubilis (Belgique)
Partenaires de résidence : Charleroi danse (Belgique), de Warande (Belgique), Destelheide (Belgique), Carthago (Belgique), Dance Atelier Reykjavik (Islande), MMF Slaturhusid (Islande), The Freezer (Islande), Dampfzentrale (Suisse), Lo Studio (Suisse), CCN Roubaix (France)
Soutien : Fédération Wallonie-Bruxelles / Wallonie-Bruxelles International
En coréalisation avec : le réseau des Petites Scènes Ouvertes, avec le soutien de l’ADAMI / SACD.
Au sein de Rising Horses, Louise Vanneste développe une œuvre chorégraphique qui s’émancipe d’une écriture uniquement centrée sur le corps. Elle est particulièrement attachée à la notion de chorégraphie de l’environnement, qui considère le son, la lumière, la matière, l’espace, les présences humaines et non humaines, le visible et l’invisible comme autant de terrains chorégraphiques. Elle élargit cette recherche par le dessin, le langage littéraire et la présence d’œuvres plastiques sur le plateau. Ces croisements entre disciplines sont envisagés comme des espaces vivants de dialogue et de pensée en construction
Après une formation en danse classique, Louise Vanneste intègre P.A.R.T.S., dont elle est diplômée. Une bourse de la Fondation SPES lui permet ensuite de poursuivre sa formation à New York, notamment au sein de la Trisha Brown Dance Company. Ses œuvres ont été présentées en Belgique et à l’étranger, notamment au Kunstenfestivaldesarts, à Charleroi danse, aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, au Théâtre de Liège, aux Halles de Schaerbeek, à Tanzwerkstatt Europa à Munich, à l’Atelier de Paris / CDCN et à l’ADC Genève.
En 2024, elle crée le solo 3 jours, 3 nuits, qui marque son retour sur scène comme danseuse, suivi en mai 2025 du quintette Mossy Eye Moor. Dans ces créations récentes se développe une écriture hybride mêlant géologie, anatomie et expérience sensible, dans des formes chorégraphiques qui intègrent également des éléments littéraires, visuellement ou dans la bande sonore.
Parallèlement à son parcours chorégraphique, elle mène depuis une dizaine d’années un travail de pédagogie et de transmission, principalement à l’ISAC et au sein du Master danse et Pratiques chorégraphiques ENSAV-La Cambre / INSAS / Charleroi danse. Lauréate du FRArt 2021, elle développe à partir de 2022 la recherche PANGÉE, vers les territoires de l’imaginaire et des pratiques hybrides, autour de l’inclusion du non-humain dans les enjeux artistiques et de l’hybridation des pratiques et des savoirs.
MEMENTO :
Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris accompagne depuis plusieurs années le travail de Louise Vanneste / Rising Horses, notamment dans le cadre de ses partenariats Hors-les-Murs. En 2022, Earths était présenté à l’Atelier de Paris / CDCN dans le cadre du festival June Events, en coréalisation avec le Centre.
Cet accompagnement s’est poursuivi autour de ses recherches plus récentes. En 2024, le Centre était partenaire de la plateforme chorégraphique européenne Happy Days, organisée à PÔLE-SUD CDCN Strasbourg, où Louise Vanneste présentait précisément une version de 3 jours, 3 nuits le 5 avril, aux côtés de Fanny Brouyaux.
En 2025, Louise Vanneste était de nouveau présente dans le cadre du partenariat entre le CWB et June Events, avec Mossy Eye Moor, présenté au Théâtre de l’Aquarium en première française et en coproduction. La programmation de 3 jours, 3 nuits en janvier 2027 s’inscrit ainsi dans un accompagnement au long cours de son parcours et de ses différentes créations.
Distribution / équipe artistique
Concept, chorégraphie & danse : Louise Vanneste
Son : Cédric Dambrain
Dramaturgie : Sara Vanderieck
Scénographie : Arnaud Gerniers, en collaboration avec Esther Denis
Éclairage : Arnaud Gerniers
Voix : Véronique Dumont et Betty Lamoulie
Assistante chorégraphique : Anja Rottgerkamp
Regard extérieur : Paula Almiron
Production / coproductions / soutiens
Production : Rising Horses
Coproduction : Charleroi danse, Pôle Sud Strasbourg CDCN et Les Brigittines, Bruxelles
Avec le soutien de : l’Atelier de Paris
Avec le soutien de : la Fédération Wallonie-Bruxelles
Louise Vanneste est artiste associée du Vilar, sous la direction d’Emmanuel Dekoninck.
Cette première soirée chorégraphique de la saison 2027 s’inscrit dans le cadre d’une coréalisation avec le Festival Faits d’hiver, qui tiendra sa 29e édition du 12 janvier au 7 février 2027. Ce partenariat permet d’inscrire la programmation du Centre Wallonie-Bruxelles dans ce temps fort consacré à la création chorégraphique contemporaine à Paris et de mettre en partage deux propositions issues de la Fédération Wallonie-Bruxelles au sein d’une même soirée.
A découvrir :
Tumbleweed - The Gyree
Durée : 40min
The Gyre est un duo conçu et interprété par Angela Rabaglio et Micaël Florentz, construit à partir d’une action élémentaire : marcher.
La pièce prend pour point de départ une matière envisagée comme étant en perpétuelle agitation, traversée par un flux continu d’énergie dont émergent et disparaissent les formes. À partir de cette idée de mouvement incessant, les deux interprètes tournoient et développent, pas après pas, une partition de mouvements entrelacés. Progressivement, la ligne permettant de distinguer les deux corps ondule, s’estompe puis disparaît.
The Gyre est née d’une période de recherche et d’expérimentation autour du mouvement perpétuel et des principes d’évolution observables à différentes échelles de la matière. Angela Rabaglio et Micaël Florentz ont cherché à construire un motif chorégraphique répétitif évoquant un déplacement sur une longue distance, au sein duquel leurs deux corps puissent alternativement se combiner. Le cercle s’est alors imposé comme la forme fondamentale de la création.
Cette contrainte les conduit à revenir à la nécessité et à la simplicité du mouvement. Dans la construction chorégraphique, rien n’est envisagé isolément : chaque geste résulte d’une succession d’événements et engendre le suivant, chaque posture étant déterminée par celle qui la précède. Ce principe de continuité structure l’ensemble de la pièce.
La proximité constante entre les deux interprètes repose également sur un important travail de confiance, d’écoute, de coordination, de délicatesse et de précision. Les deux corps établissent progressivement une relation de complémentarité jusqu’à donner à voir un ensemble homogène et insécable.
Par sa répétition et sa construction cyclique, The Gyre conduit progressivement le regard vers un léger état d’hypnose. Toute la chorégraphie évolue en orbite autour d’un centre fixe, dans une analogie avec le mouvement des planètes. Les perspectives se modifient continuellement tandis que le temps, scandé par le rythme des pas, semble progressivement se fondre dans cette même courbure.
Louise Vanneste / Rising Horses - 3 jours, 3 nuits
Durée : 40min
Dans 3 jours, 3 nuits, solo qu’elle conçoit, chorégraphie et interprète, Louise Vanneste met son corps en relation avec des phénomènes géologiques et physiques : le métamorphisme des roches, le fonctionnement chimique du feu, la formation d’une montagne ou encore les processus d’érosion.
Le mental est activé par différents imaginaires et le corps se laisse traverser par des récits, des hallucinations, des informations scientifiques et chimiques, des souvenirs et des sensations. De cette expérience immédiate naissent une écriture et une oralité chorégraphiques qui s’inscrivent directement dans le corps. La chorégraphe porte une attention particulière aux dimensions sensorielles, physiques et émotionnelles de cette rencontre entre l’être humain et les phénomènes géologiques.
Cette recherche corporelle s’accompagne d’un processus littéraire sous la forme d’un témoignage chorégraphique. Un travail de texte est intégré à la partition sonore : le mot peut informer ou déformer le geste et, inversement, le mouvement agit sur le sens. Louise Vanneste travaille ainsi les espaces sensibles de l’entre et des écarts : entre un être humain et un élément géologique, entre écriture chorégraphique et écriture littéraire, entre le mot qui nomme et le son abstrait.
À travers une écriture polyphonique et kaléidoscopique, faite de voix humaines et non humaines qui se tissent, elle cherche à faire émerger une forme d’épopée science-fictionnelle et onirique, traversant à la fois le récit et l’abstraction, le poétique et le tangible, l’imaginaire et le factuel.