11.03.26
12h30

Bistrot littéraire avec Philippe Blasband et Pascal Leclercq #Lisez-vous le Belge ?

Cycle Lisez-vous le Belge ? Venez découvrir lors d’une rencontre deux nouveautés

Le 11 mars 2026 à 12:30

Théâtre

46 rue Quincampoix 75004, Paris

La rencontre est ponctuée d’une séance de signatures à la Librairie Wallonie-Bruxelles

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Réservation recommandée : reservation@cwb.fr

Philippe Blasband est né en 1964 à Téhéran. Il a écrit quelques romans, parmi lesquels L’effet cathédrale, De cendres et de fumées (Gallimard, prix Rossel ), Le livre des Rabinovitch ( Le Castor Astral), des pièces de théâtre et de nombreux scénarios dont Une liaison pornographique, Le tango des Rashevski et Les émotifs anonymes. Aux impressions nouvelles, il a publié Scénariste ! en 2024.

Pascal Leclercq est né en 1975 à Liège, où il vit et enseigne, poète, auteur d’une œuvre importante et reconnue de près d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Dans un pays pourtant phénoménal (L’Herbe qui tremble, 2022), Saison six (Angle mort, 2019), Analyse de la menace (Maëlström, 2018), Épuisé (La Dragonne, 2016 )… La Pharmacie est son premier livre publié aux éditions do. Paraît presque dans le même temps, chez Angle Mort éditions, un recueil intitulé Booker Little et autres poèmes. Il co-anime la revue plastique et poétique Boustro (facebook.com/leboustrographe) qu’il imprime sur les presses riso- et typographiques des ateliers Poésie Purc Porc. Il a traduit de l’italien le poète Andrea Inglese et le romancier Alessandro De Roma.

Venez découvrir lors d’une rencontre deux nouveautés.
Au programme :


La nuit est encore longue de Philippe Blasband (Les Impressions nouvelles)

La narratrice de ce roman, Soheila Pirouzfar, est maintenant dans le tout début de la soixantaine. Elle est célibataire, sans enfant. Elle travaille pour une multinationale et voyage dans le monde entier. Elle adore les listes. Ce livre est fait de listes. Entre autres la liste de ses rencontres mémorables avec les Manoutcheri. Les Manoutcheri, ce sont quatre sœurs et quatre frères iraniens, arrivés, comme Soheila, à Bruxelles un peu avant la révolution islamique de 1979, et qui, à leur grand étonnement, n’ont jamais pu retourner dans leur pays de naissance. Ils ont vécu des vies très différentes de celles qu’ils avaient imaginées, des vies avec des joies, des naissances, des mariages, des éclats de rire, mais aussi des vies un peu médiocres, un peu tristes. Peu à peu, la majeure partie d’entre eux sont morts prématurément. Une toute petite tragédie, omise des livres d’Histoire et des médias, une tragédie à peine perceptible et qui a même échappé à ces gens qui en étaient eux-mêmes les victimes.


La pharmacie de Pascal Leclercq (Editions DO)

Comment se forment les souvenirs de jeunesse, ceux qui fondent une existence ? Sont-ils le fruit de ce que notre mémoire se rappelle précisément, ou bien travaille-t-elle à tout reconstituer à partir d’éléments disparates, ou même parfois plus tardifs ? Pourquoi autant d’indécision quand on se met à raconter alors que tout dans notre esprit semblait pourtant si précis ? À la faveur d’une escapade nocturne à bicyclette, le narrateur de La Pharmacie se retrouve nez à nez avec celle dans laquelle ont vécu et travaillé durant de longues années ses grands-parents, un lieu qui a profondément marqué son enfance. Cet événement sonne le départ d’une quête pour tenter de reconstituer ce lieu devenu pour lui comme légendaire, avec les êtres et les objets qui le peuplaient, avec ses coins et ses recoins, dont chacun recèle sa propre histoire tout en faisant partie d’un ensemble. De cette quête, néanmoins, il ne pourra que très vite constater l’échec… en même temps, bien sûr, qu’il est en train de l’écrire. La Pharmacie est une tendre et délicate méditation sur l’enfance et l’âge adulte, le rêve et la réalité, le souvenir et l’oubli. Elle a même parfois le goût de la miche dorée à la croûte croquante du petit- déjeuner du dimanche.

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