Cabaret Amour « En joie, résistons ! »
Show Poétique pensé par Lylybeth Merle avec Drag Couenne, La Baphomette, Joli Younès, Joëlle Sambi et Timothée Path
Entrée libre
Théâtre
46 rue Quincampoix 75004, Paris
Lylybeth Merle crée une poésie de la résilience, du rebond, une poésie qui vient nous reconnecter au corps et plonger nos racines à plus profond. Elle fait sauter les tabous qui nous font croire que nous sommes seul.es face à nos maux, pour se réimaginer ensemble, collective, plus proche les un.es des autres. Nourrie des écoféminismes, elle nous proposera des extraits de son journal poétique écoqueer, Échardes, paru aux éditions L’Arbre de Diane.
Qui pour nous apprendre, que se relever, musculairement, ça part du coeur ?
Drag Couenne (elle/iel-BE) , développe une pratique scénique queer, hybride et indisciplinée à la croisée du théâtre, de la performance et du drag.
Formé·e à l’IAD (Belgique) en théâtre, Adri De Biasi créé Drag Couenne à la fin de ses études, à l’issue d’un mémoire intitulé “La création d’un personnage Drag”, qui marque le début d’une recherche artistique et politique sur les identités de genre, les narrations alternatives et les esthétiques de la transformation. Drag Couenne devient un alter ego critique, flamboyant et trash, à travers lequel Adri interroge les normes du genre, les récits dominants, et les formats traditionnels du spectacle vivant.
Iel performe dans des contextes multiples - bars, cabarets, squats, théâtres - où le drag devient un outil de fiction radicale et d’émancipation. Elle remporte Drag Race Belgique saison 1 et est actuellement en tournée avec les shows Play-back.
Joli Younès est un artiste et danseur basé à Paris. Il est sensibilisé dès son enfance à la danse à travers la danse du ventre égyptienne pratiquée par certaines femmes de sa famille. Il se forme ensuite en danse contemporaine puis collabore avec divers chorégraphes et artistes tel que Tarek Lakhrissi. En 2022, il prend son premier cours de pole dance et développe immédiatement une passion pour l’univers du strip.
À travers son art, il défend une approche fluide et décoloniale de l’érotisme, en déconstruisant les représentations et les attentes qui pèsent sur les corps perçus comme masculins et arabes. Dans ses performances, il crée un espace de rencontre où l’esthétique brute des danses de club dialogue avec l’univers de la danse du ventre égyptienne et des airs d’opéra baroque.
Joëlle Sambi Nzeba est autrice, poétesse, slameuse, metteuse en scène, réalisatrice et militante lesbienne afroféministe. Née à Bruxelles, bercée entre ses pavés gris et la chaleur vibrante de Kinshasa, elle puise dans cette ville matricielle une langue vivante, traversée de rythmes, de silences et de révoltes. Son œuvre s’écrit à la croisée des luttes, des appartenances multiples et des langues qui se répondent.
Depuis plus de vingt ans, Joëlle Sambi arpente les territoires mouvants de la poésie, du slam, du documentaire et des textes insurgés. Elle y mêle la colère et la tendresse, l’urgence et la nuance, les plaies de l’histoire et la douceur des mots.
Son écriture, à la fois charnelle et politique, se déploie dans des ouvrages comme Caillasses (L’Arbre de Diane, 2021) ou Et vos corps seront caillasses (L’Arche, 2024). Son premier roman, Le Monde est Gueule de Chèvre, a été salué par plusieurs prix littéraires et traduit dans plusieurs langues du ressenti.
Mais l’écriture ne suffit pas. Elle monte sur scène, fait corps avec ses textes et les partage dans des formes hybrides, vivantes, traversées de souffle et de rythme. Fusion, avec la danseuse de krump Hendrickx Ntela, Angles Morts avec la musicienne Sara Machine, Congo Eza en trio avec Lisette Lombé et Badi, Maison Chaos en 2024, ou encore Koko Slam Gang, où la mémoire des grand-mères congolaises se fait poème et cri.
Ses créations interrogent la violence institutionnelle, les héritages postcoloniaux, les filiations brisées et les solidarités rebelles.
En tant que réalisatrice, elle travaille actuellement sur Pinkshasa Diaspora, un documentaire poétique et politique qui trace les trajectoires LGBTQIA+ de la diaspora congolaise — fragments de vies souvent invisibles, enfin racontés par leurs propres voix.
Militante engagée, elle est l’une des fondatrices du Belgian Network For Black Lives, qui a réuni plus de 20 000 personnes à Bruxelles en juin 2020, au sortir du confinement. Elle est aussi membre du conseil de la EuroCentralAsian Lesbian Community*, première organisation lesbienne de la région.
Ses textes résonnent dans des revues et des anthologies (Sabir, Imagine, Luster Publishing…), et elle transmet cette parole libre et vibrante à travers des ateliers d’écriture qu’elle anime en ligne (La Dire les marges aux rythmes du slam et des beats électroniques, en extraire la beauté, le vacarme et les rages qui y suintent. Un femmage politique qui fait grincer les dents parfois, fait vibrer les corps aussi et réchauffe les cœurs assurément.
Ayant grandi au sein d’une famille passionnée de musique, la danse était une évidence pour La Baphomette. Elle entame son parcours à 11 ans en prenant des cours de danse classique et de modern jazz pendant 4 ans, explore ensuite d’autres styles tels que la dance hall, le contemporain et le hip hop en passant par les danses africaines comme le ndombolo.
Danseuse pluridisciplinaire, leader de la troupe WEARESORORITY, elle débute sa carrière burlesque dans les théâtres érotiques parisiens où elle développe son personnage ténébreux. Elle a été membre de Vénus Noires et du Bal des Putes, et elle continue aujourd’hui sa carrière solo en tant que chorégraphe, notamment pour des clips mais aussi en tant que performeuse et danseuse.
La Baphomette nous ouvre les portes du néo burlesque, modernisant les mouvements cultes de la discipline sur des genres variés allant du métal à la musique électronique, tout en y incorporant sa propre touche. Ses numéros sont des moments d’érotisme, de provocation, de puissance mais aussi des instants de vulnérabilité et de poésie imprégnés de sa volonté de transcender toutes formes de linéarités par l’incarnation du mystique.
Timothée croit que la parole, la musique et la danse peuvent tout guérir. Il croit que nous ne sommes pas seul•e, que tout est collectif. Lorsqu’il est arrivé à Paris pour se lancer dans un projet solo il rêvait de voir son nom en grand partout mais il réalise aujourd’hui que tout se crée ensemble, autant avec les gens qui l’entourent qu’avec le public. Alors Timothée parle de tout, sans tabou. Il n’a pas peur de se mettre à nu. Il aime connecter intensément avec ses auditeurices, chanter avec elleux. Même s’il parle de ses propres expériences, de ses propres traumas, il sait qu’au fond nous sommes toustes faites de la même matière alors on ne peut que se comprendre si on prend le temps de vraiment écouter, regarder. Ça a pris du temps mais aujourd’hui Timothée se sent vivant et présent et aimerait partager cette vibration avec les personnes qui - comme lui - en ont besoin.
Espace-temps magique et singulier, le Cabaret Amour est une réponse poético-politique au monde qui nous entoure ! Un navire poétique sur lequel embarqué pour un voyage dans le care qui mêle différents univers et pratiques artistiques et nous invite à habiter le monde autrement.
On se lève un matin en se disant que le monde va mal. Et que nous aussi. Comment faire ? Quoi faire ? Pour que le monde aille mieux.
À la proue, Lylybeth Merle, performeuse, poétesse et royale maîtresse de cérémonie, convie divers artistes, appartenant tant au slam et à la performance, qu’au burlesque et au drag, à créer une exploration où leurs pratiques se rencontrent.
Chaque édition du Cabaret Amour est ainsi implantée dans le réel, dans l’ici et maintenant, dans l’état du monde à cet instant T.
“En joie, résistons !” sera celle du 13 mars ! À vos rires, prèt.es ? Partez. Pour voguer le monde autrement, le Cabaret Amour est un sober event et vous propose de vivre une soirée sans alcool.