Lauréat.e.s # ARTCONTEST : Helen Anna Flanagan, Shervin/e Sheik Rezaei & Ugo Woatzi
Entrée libre
Accès via la galerie
127-129 rue Saint-Martin, 75004 Paris
Présentations en Bunker & cour
Vernissage le vendredi 10 avril - 18h30, en concomitance avec l’exposition collective « Indices de présence » du Prix Carré sur Seine
ArtContest (asbl), créé en 2005, est le concours annuel d’art contemporain de référence pour les jeunes artistes belges ou résidant en Belgique de 35 ans maximum.
Ce concours, fondé et dirigé par Valérie Boucher, attachée à la scène artistique émergente, a pour vocation de révéler, de suivre et d’accompagner le travail des jeunes artistes contemporains sur le long terme.
Sa philosophie consiste à contribuer à leur évolution et à favoriser la réflexion de leurs pratiques et de leurs positions, en tant qu’artistes, dans la société d’aujourd’hui.
Helen Anna Flanagan est une artiste dont le travail s’articule autour de la vidéo, de l’installation, de la performance et de l’écriture. Son œuvre a été exposée à l’international, notamment à FACT, WIELS, CENTRALE, au musée IKOB, au musée M HKA, à Ballon Rouge, à V2_, au Museum M, à la Focal Point Gallery, à la Kunsthal Gent, à l’Aspex Gallery, à bb15, au NRW-Forum Düsseldorf, à Netwerk Aalst et au MoMA Odessa.
Son travail a été récompensé par le prix IKOB d’art féministe (2019), le prix VISIO d’acquisition de jeunes talents, le deuxième prix du concours d’art de Bruxelles (2021), une bourse de Needcompany (2021) et a été nominé pour le prix FluxusMuseum (2025).
Ugo Woatzi (he/they) est un·e artiste basé·e à Bruxelles dont la pratique explore les croisements entre récits queer et imaginaires utopiques. À travers la photographie, la vidéo, le son et l’installation, iel crée des environnements oniriques où se mêlent mémoire et fiction. Par des gestes poétiques et des narrations spéculatives, son travail imagine de nouvelles possibilités d’appartenance et de transformation des corps, des relations et des mondes que nous habitons.
En 2024, Ugo Woatzi a participé au programme de la Jan van Eyck Academie à Maastricht, suivi d’une résidence au WIELS, centre d’art contemporain à Bruxelles, en 2025. Depuis 2023, iel est également intervenant·e invité·e à la Royal Academy of Art de La Haye.
Iel est titulaire d’un bachelier en sociologie de l’Université de Toulouse, a étudié à la Market Photo Workshop de Johannesburg et a obtenu un master en arts visuels à LUCA School of Arts à Bruxelles. En 2026, iel a été commissionné·e par le FOMU (Musée de la Photographie d’Anvers) pour produire un nouveau corpus photographique explorant la notion de famille choisie pour le Kaiserpanorama.
Son travail a été présenté au WIELS (BE), Bozar (BE), FOMU (BE), Brussels Gallery Weekend (BE), BKhz Gallery (ZA), Cité des Arts La Réunion (FR), Musea Brugge (BE), Biennale Utopias Lahti (FI), Hazard Gallery (ZA), Antwerp Art Weekend (BE), Marres (NL), Spazju Kreattiv (MLT), Camera Turin (IT), De Brakke Grond (NL), Galerie Spiaggia Libera (FR), La Médiatine (BE), Kunsthal Mechelen (BE), FRAC Réunion (FR) et au Musée LaM (FR).
Dans sa pratique multimédia, Shervin/e Sheikh Rezaei (née en 1994, Belgique/Iran, vit et travaille à Bruxelles) explore le contraste entre la fluidité et l’intrusion de la nature/de l’humanité et le langage contrôlé et impersonnel de la technologie. Attirée par l’irrationnel et l’émotionnel, elle est passée de l’architecture aux arts visuels autonomes. Sheikh Rezaei utilise fréquemment des éléments incontrôlables dans son travail, tels que le mouvement, les matériaux organiques et les thèmes de la mémoire. Elle s’appuie également souvent sur des expériences personnelles et intimes pour explorer plus avant la spatialité. Dans ses œuvres, qui vont du dessin au crayon à la vidéo, en passant par la sculpture et l’installation, elle recherche constamment un équilibre entre logique et intuition, maîtrise et introspection.
Elle a étudié l’architecture des médias à l’Université Bauhaus de Weimar (Allemagne) en 2017 et a obtenu son diplôme d’architecte en conception architecturale expérimentale à la Faculté d’architecture de la KU Leuven à Gand (Belgique) en 2018. Entre 2019 et 2020, elle a été chargée de cours en design d’intérieur multimédia à l’école d’art LUCA, à Bruxelles et à Gand. En 2018, elle a travaillé comme architecte au sein de l’agence Dhooge & Meganck Architecten à Gand, puis, depuis début 2019, comme assistante artistique chez Architecten Jan De Vylder Inge Vinck/Inge Vinck Jan De Vylder Architecten, où elle a également effectué son stage d’architecture. En juin 2021, Sheikh Rezaei s’est consacrée pleinement à sa pratique artistique multimédia.
A la faveur du partenariat développé avec le Prix Carré sur Seine autour de la présentation au Centre de l’exposition collective Indices de présence valorisant 10 artistes finalistes du 10 au 23 avril 2026, une greffe est opérée avec ArtContest, concours annuel d’art contemporain de référence pour les jeunes artistes belges ou résidant en Belgique de 35 ans maximum, visant à la découverte d’œuvres de trois lauréat·es de cet événement : Helen Anna Flanagan, Shervin/e Sheik Rezaei & Ugo Woatzi.
Par réciprocité, Carré sur Seine exposera trois plasticien·nes choisi·es parmi la dizaine exposée au printemps, lors de la présentation de l’exposition d’ArtContest au Botanique en septembre 2026.
Helen Anna Flanagan
X-Y
2021, vidéo HD, son stéréo, voix anglaise
La vidéo X-Y met en scène une famille jouant au snooker. Influencée par le concept de géométrie sociale et le genre musical grime, elle utilise la dynamique et les règles du jeu pour explorer les forces relationnelles et les codes tacites de l’interaction sociale qui façonnent le comportement humain. Tourné dans une salle de snooker à Birmingham, au Royaume-Uni, ce court-métrage met en scène des acteurs et des non-professionnels locaux, dont l’artiste grime Mayday.
Partant d’observations humaines, je mêle événements et expériences réels à des récits fictionnels à travers la vidéo, l’installation, la performance et l’écriture. Par le biais de scénarios imaginaires, souvent teintés d’absurde, j’explore les structures sociales et les enjeux politiques du quotidien, en me concentrant sur l’affect, les émotions, le travail et le corps.
Utilisant un langage visuel riche, influencé par la culture populaire et façonné par mes origines modestes, j’examine comment nous trouvons notre place dans la société et comment nous construisons notre compréhension de nous-mêmes et des autres. À travers ce prisme, j’explore les tensions liées aux rapports de pouvoir, aux angoisses, aux désirs et aux fantasmes. Il en résulte une exploration subjective et associative de thèmes tels que la performance et l’agentivité, la classe sociale et la collectivité, le langage et l’émotion, les pans d’histoire et les médias occultés et les formes quotidiennes de résistance.
Ugo Woatzi
L’eau brille aussi la nuit
2025, vidéo HD, 8:28’
« L’eau brille aussi la nuit » s’ouvre sur un prologue mythique. Ici, une communauté queer vivait en harmonie avec la nature et vénérait Alzou, divinité fluide de la rivière, jusqu’à ce qu’une violente attaque efface leurs lieux sacrés et leurs corps. Leur disparition se fait impulsion narrative plutôt que fin, dans la forêt qui absorbe et transforme, leurs présences persistent comme une promesse.
Sous les arbres, Alzou retrouve un ancien espace cérémoniel presque englouti, où le paysage lui-même semble avoir continué à porter la mémoire. Un rituel commence : iel dépose des fleurs, ingère
une potion, et ses gestes glissent progressivement vers la transe. La nuit devient un terrain de
passage entre club queer et mystères dionysiaques où les identités circulent et de nouveaux récits
émergent.
L’eau porte les murmures de la communauté dispersée, recomposant souvenirs et visions en un récit
spéculatif tourné vers l’à-venir. Peu à peu, le corps se liquéfie et se transforme, proposant une
manière d’habiter le monde comme une relation mouvante : une ouverture par laquelle peuvent
surgir de nouvelles formes de présence, de lien et de futurité.
Shervin/e Sheikh Rezaei
Vagues désensibilisées
2022-2024, verre, béton avec vin, textile, 7 pièces, 60 x 25 x 15,8 cm
Informations à préciser.