Du 23 janvier au 24 mars 2026

Vernissage vendredi 23 janvier, à partir de 18h30

Accès

Galerie – Bunker – Cour

127–129 rue Saint-Martin
75004 Paris

🕒 Horaires
Galerie & Cour

Lundi, mardi, mercredi, vendredi, samedi
11h – 19h

Jeudi (nocturne)
14h – 21h

Bunker

Mardi au vendredi
15h – 18h

Jeudi 12 février et 5 mars à partir de 19h : diffusion des films d’artistes en salle de cinéma

Exposition collective :

Ann Veronica Janssens
Charles Ross
Claire Williams
Daniela De Paulis
Edith Dekyndt
Els Vermang
Eva L’Hoest
Evan Roth
Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand
Félicie d’Estienne d’Orves
Germaine Kruip
Heinz Mack
Hervé Charles
Ivana Franke
Jacques Perconte
Jean-Pierre Luminet
Joost Rekveld
Magali Daniaux & Cédric Pigot
Marina Gioti
Nancy Holt
Robert Irwin
Semiconductor
Stéphanie Roland

Films d’artistes projetés le soir du vernissage :

Cécile Hartmann
Donald Abad
Eva L’Hoest & James Vaughan
Francis Alÿs
Giulia Grossmann
Hervé Charles
Mathilde Lavenne
Paulius Sliaupa
Semiconductor

Performances & surgissements le soir du vernissage :

Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand
Germaine Kruip
Nicolas Montgermont
Ronan Masson
RYBN.COM & Marie Constant

Dj Set :

Zombie Zombie (Etienne Jaumet et Cosmic Neman)

Olivier Schefer est philosophe et écrivain. Spécialiste d’esthétique romantique, de science-fiction et des figures du fantôme.

Il a traduit et édité plusieurs manuscrits philosophiques de Novalis pour les éditions Allia dont Le Monde doit être romantisé, Semences, Le Brouillon général. Il est auteur d’une biographie
de Novalis au Félin et d’essais sur l’héritage esthétique et théorique de la période romantique : Résonances du romantisme ou encore Mélanges romantiques. Hérésies, rêves et fragments.

Il contribue régulièrement à des catalogues d’exposition – Les Traces du sacré (Centre Pompidou Paris), Erre. Variations labyrinthiques (Centre Pompidou Metz), Anish Kapoor Svayambh, Cyprien Gaillard, Humpty Dumpty (Palais de Tokyo / Lafayette Anticipations), Histoires de pierre (Rome, Villa Médicis), Formes de la ruine (Beaux-Arts de Lyon). En 2021, Olivier Schefer publie un essai intitulé : Sur Robert Smithson. Variations dialectiques, qui propose une lecture de cette œuvre par le prisme de la science-fiction et de la pop culture. En 2024, il publie une étude sur les dessins de Robert Smithson dans la revue du Centre Pompidou, Les Cahiers du Musée National d’Art Moderne (n° 167) : « Posters from Hell. Note sur les peintures et dessins de Robert Smithson entre 1957 et 1962. » Il est également auteur d’essais sur le somanmbulisme et les revenants (fantôme, zombie) dans le champ de la littérature et du cinéma, envisagés comme figures cliniques et politiques : Figures de l’errance et de l’exil. Cinéma, art et anthropologie (Rouge Profond, 2013), Les Eaux de la mort. Fantaisies aquatiques (Rouge Profond, 2016). Sa dernière publication, en 2025, accompagne l’exposition de l’IMEC sur les récits de rêve, Fragments du rêve. Brouillons, visions, fantômes (collection « Les lieux de l’archive »).

Félicie d’Estienne d’Orves est artiste plasticienne. Née en 1979 à Athènes, ses installations interrogent la nature de notre perception, la définition des limites de l’espace physique et
cosmologique par la lumière et sa vitesse.

En 2019, elle présente au Centre Pompidou (Spectacles vivants), une reconstitution d’un coucher de soleil sur Mars, Continuum, une performance en hommage à la musique d’Éliane Radigue (Koumé, La Trilogie de la Mort, 1995). Sa série Étalon lumière, en suivant le parcours de la lumière rend compte de temporalités de notre système solaire. Dans le désert, les tirs lasers de la série Cosmographies, matérialisent des passages entre des astres distants et la Terre. Ses expositions monographiques « Soleils Martiens » (Le Lieu Unique à Nantes, 2022) et « Sortir au jour » (Abbaye de Maubuisson, 2023) questionnent le cycle de vie de la matière et l’évolution des modèles d’astrophysique. L’artiste accorde une importance particulière à l’expérience physique de l’espace. À Louvain, elle transpose des paysages cosmologiques à l’échelle de la marche avec l’« Atome primitif » (Nouveaux Commanditaires, 2021) ainsi que dans la future gare du Parc des Expositions, dans le cadre des projets « Tandems » avec l’architecte Dietmar Feichtinger pour le Grand Paris express.

Son travail a été présenté au Centre Pompidou, au Centquatre-Paris, à La Fabrique Agnès B., à la Nuit Blanche de Paris, au Fresnoy / Scène nationale, au Lieu Unique, à la Fondation Van Gogh Arles, au State Studio (Berlin), au Watermans Arts Center (Londres), au New Art Space (Amsterdam), au TBA Teatro do Bairro Alto (Lisbonne), à Ars Electronica (Linz), au Festival Elektra (Montréal), au Day For Night (Houston), OCAT (Shanghai), au Aram Art Museum (Corée), à la New Media Gallery (Vancouver)

« We are dealing with the limits of an experience » Robert Irwin

Le télescope Hubble, qui pointe une portion apparemment vide de la carte du ciel, ouvre en 1995 de nouvelles fenêtres de perception sur des milliers de galaxies inconnues. Depuis lors les frontières du perceptible ne cessent d’être repoussées et élargies, donnant lieu à de nouvelles preuves : découverte de la première exoplanète, image du fond diffus cosmologique par le satellite Planck, découverte du Boson de Higgs, détections d’ondes gravitationnelles, photographie d’un trou noir.
Tout un parcours se dessine de l’astrophysique à la physique quantique, de l’infiniment grand à l’infiniment petit.

Deep Fields réunit des artistes qui sondent et explorent les champs profonds : des paysages lointains et désertiques aux champs mobiles et instables de particules. Confrontés à l’irreprésentable et à l’invisible, ils interrogent la perception, sans cesse renvoyée à ses propres limites, à ses cadres et ses frontières. Leurs œuvres sont des traces d’événements, les échos matériels et psychiques d’horizons traversés, des champs d’énergie dont le corps reste partie prenante. Ce ne sont plus des objets isolés ni des images arrêtées, mais des oscillations, des vibrations magnétiques et lumineuses.
Deep Fields propose d’arpenter des territoires de la physique contemporaine, d’enquêter dans les marges du visible et de sortir des espaces de contrôle.


In 1995, the Hubble Telescope pointed to an apparently empty area of the sky and revealed thousands of previously unknown galaxies. Since then, the boundaries of what we can perceive have constantly been pushed back and expanded, providing new tangible evidence in the form of the discovery of the first exoplanet, image of the cosmic microwave background obtained by the Planck satellite, the discovery of the Higgs boson, the detection of gravitational waves and the first picture of a black hole. A journey is unfolding, spanning astrophysics and quantum physics, the infinitely large and the infinitely small.

Deep Fields brings together artists who explore deep fields, from distant desert landscapes to unstable, mobile fields of particles. Confronted with the unrepresentable and the invisible, the artists question perception, which is constantly referred back to its own limits, frameworks and boundaries. Their works are traces of events: the material and psychological echoes of horizons crossed and fields of energy in which the body remains integral. These are no longer isolated objects or static images, but rather the oscillations of fields and the magnetic and luminous vibrations of energy. Deep Fields invites us to explore the territories of contemporary physics and investigate the margins of the visible, encouraging us to step outside the spaces of control.

Félicie d’Estienne d’Orves & Olivier Schefer

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