22.09.22 — 16.10.22

Occupation des vitrines de la Galerie du Centre par Yoel Pytowski

Les vitrines de la galerie du Centre se muent en espace d’exposition fugitive.

Du 22 septembre au 16 octobre 2022

Galerie

127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris

Basement scale shake
Bruxelles
Impression jet d’encre sur toile, anneaux, vis,
éditions 1/5, 2019
&
Backstage Archive #1& #2
Bruxelles
Impression jet d’encre sur toile, anneaux, vis,
éditions 1/5, 2019
Dyptique, dimensions variables

Ayant grandi dans plus de cinq pays différents, et ne ressentant pas de lien national avec aucun d’entre eux, sa relation à l’identité et au lieu est marquée par des déplacements, des repères mobiles et flous, ainsi que des contrastes culturels et sociaux. Son enfance et son adolescence se sont déroulées dans des maisons en construction, ce qui a développé sa fascination envers les structures et les espaces en mutation.

De manière générale, la pratique de Yoel questionne par le biais de l’installation in-situ la désignation du lieu comme élément narratif central, évoquant des événements de construction, de destruction et de reconstruction passés ou futurs. Leur confrontation avec l’architecture qui les accueille produit une situation ambiguë où il est difficile de discerner leur statut : font-elles déjà partie du lieu ou s’agit-il d’une sorte de seconde peau  ? Sont-elles en train de se construire ou de se déconstruire ? Leurs interac¬tions forment un événement ambigu où il est difficile de discerner l’œuvre d’art. Que regardons-nous, où sommes-nous, qu’y avait-il avant, et depuis quand ? La manière dont le spectateur vit l’installation et l’architecture qui l’entoure est influencée par cette situation ambiguë et hybride d’interpénétration entre l’installation et l’architecture qui l’enveloppe, provoquant l’expérience spatio-temporelle complexe que nous prenons pour acquise en tant qu’être vivant à travers les bâtiments.

Trois reproductions d’œuvres signées par Yoel Pytowski les envahissent alors que l’espace de galerie est en phase de rénovation.

En saison 2022, dans le cadre de son partenariat avec la Résidence d’artistes - Moly-Sabata - basé à Sablons, le Centre a accompagné la résidence de Yoel Pytowski qui s’y est déroulée du 2 mai au 3 juin 2022.


La plus grande des trois images présentées sur les vitrines du Centre, Basement scale shake, est l’agrandissement d’une photographie d’une maquette.

Souvent Pytowski travaille avec des maquettes qu’il intègre parfois dans des installations. Cette photographie est un détail dont l’agrandissement crée une image ambiguë par son échelle.

Sommes-nous face à une construction à échelle d’un bâtiment ou d’une maquette?

Les deux autres reproductions Backstage Archive #1& #2 concernent deux photographies prises depuis la face cachée d’une installation de l’artiste réalisée en 2017, Minus four. Cette dernière était située à l’intérieur d’une cage à ascenseur qui ne fut jamais habilitée et resta vide dans un immeuble. Ces deux images font partie d’une archive de photographies de décors arrières d’installations auxquels les spectateurs n’ont pas eu accès.

Ayant grandi dans plus de cinq pays différents, et ne ressentant pas de lien national avec aucun d’entre eux, la relation de Yoel Pytowski à l’identité et au lieu est marquée par des déplacements, des repères mobiles et flous ainsi que des contrastes culturels et sociaux. Son enfance et son adolescence se sont déroulées dans des maisons en construction, ce qui a développé sa fascination envers les structures et les espaces en mutation.

De manière générale, la pratique de Yoel questionne par le biais de l’installation in-situ la désignation du lieu comme élément narratif central, évoquant des événements de construction, de destruction et de reconstruction passés ou futurs. Leur confrontation avec l’architecture qui les accueille produit une situation ambiguë où il est difficile de discerner leur statut : font-elles déjà partie du lieu ou s’agit-il d’une sorte de ” seconde peau ” ? Sont-elles en train de se construire ou de se déconstruire ? Leurs interactions forment un événement ambigu où il est difficile de discerner l’œuvre d’art. Que regardons-nous, où sommes-nous, qu’y avait-il avant et depuis quand ?

La manière dont le spectateur vit l’installation et l’architecture qui l’entoure est influencée par cette situation ambiguë et hybride d’interpénétration entre l’installation et l’architecture qui l’enveloppe. Prononçant l’expérience spatio-temporelle complexe que nous prenons pour acquis en tant qu’être vivant à travers les bâtiments.

Chaque exposition est soigneusement déconstruite et chaque matériau est précieusement stocké dans le but d’être reconfiguré à nouveau, développant ainsi une notion complexe et critique de la re-consommation au cœur de sa pratique.

Ce processus suggère également que les installations peuvent être considérées comme quelque chose d’organique, changeant de forme d’une exposition à l’autre. L’installation n’est pas détruite après avoir été démontée, elle est dans un processus constant de repositionnement.

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