Du 08 décembre 2021 au 14 février 2022

Entrée libre

Le 46 Digital

46 rue Quincampoix 75004 Paris

Anna Raimondo (née en Italie en 1981, vit à Bruxelles et travaille à l’international) utilise la voix et l’écoute comme plateforme de rencontre, de collaboration et d’échange, ainsi que comme outils de diffraction des identités. Questionnant les limites - tant privés que publics - entre les genres, elle active ou déconstruit les pratiques culturelles pour encourager et révéler les notions fluides d’identité.


Elle a obtenu une maîtrise en arts sonores au London College of Communication (UAL, Londres, Royaume-Uni) et effectue un doctorat professionnel entre l’Arba (Royale Académie de Beaux Arts) et l’ULB Université à Bruxelles (BE) « New genders of listening : voices, bodies and territories ». Elle a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives internationales dont : « Io dico Io » à la Galleria Nazionale, Roma (IT) en 2021, ; « Brx Universelle II – Multipli.city » à La Centrale for Contemporary Art, Bruxelles (BE); Manifesta 13, Marseille, 2020 (FR) ; « Fronte Nazionale Naso Partenopeo » (exposition solo) à Albumarte, Roma (IT), 2020 ; « Signal - Espaces Réciproques » à la Friche la Belle de Mai, Marseille (FR), à l’initiative du CWB, 2020 ; “Nada que declarar” à Matienzo, Buenos Aires (AR), 2019 ; “Seremos serias de la manera más alegre” à la Casa del Bicentenario, Buenos Aires (AR), 2018 ; “L’Afrique n’est pas une île” (spectacle collectif) au Musée MACAAL, Marrakech (MA), 2018 ; “Biennale de Casablanca” (MA), 2018 ; 13e Biennale de Dakar (SN), 2018 ; « Nouvelles limites du bien-être de l’écosystème vagynal » au Musée du TEA, Santa Cruz de Tenerife (ES), 2018, etc…


Elle a remporté le prix de la ville dans le cadre du prix d’art contemporain Médiatine (Bruxelles) en 2018 et le Palma Ars Acustica en 2016.

Évènements liés
08.12.21 — 13.02.22
Biennale NOVA_XX 2021

Installation de 7 sculptures sonores (7 moulages + spatialisation sonore sur 4 enceintes)


Comment l’espace public et urbain nous renvoie-t-il à nos assignations et positions genrées ? Dans quelles conditions et pour quelles raisons un espace est-il perçu comme sûr ou hostile pour des femmes cis, trans et pour des personnes queer ou non-binaires ? Entre stratégies de visibilité et invisibilité, quels sont nos gestes quotidiens de résistance et d’émancipation dans la rue et avec les autres ? Après avoir rencontré nombreuses femmes à Bruxelles, Anna Raimondo a collecté une série de gestes qui renvoient de manière spontanée à la relation entre chaque participante avec l’espace public. Chaque geste raconte une expérience, une attitude subjective envers un lieu significatif de l’espace urbain devenant un code queer, un signe qui communique tout en échappant au processus de codification normatif. Si le code est une expression de la norme, le code queer est un paradoxe : un signe au-delà des limites de la codification elle-même, une tentative subjective pour échapper à la normativité de la communication.

Dans l’œuvre ces gestes deviennent une installation de 7 sculptures sonores en moulage (réalisées avec la collaboration de Camille Coléon), accompagnées par la spatialisation sonore sur 4 enceintes cachées derrière le mur d’une composition réalisée par l’artiste.

Ces gestes sont en fait accompagnés d’une composition de silences et hésitations issues des rencontres et entretiens avec les participantes, explorant l’écart entre visibilité et invisibilité, audible/inaudible dans le processus de communication.

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