Le 16 mars 2022 à 19h30

Entrée libre. Réservation conseillée

Théâtre

46 rue Quincampoix 75004, Paris

Une jeune photographe fascinée par la mort est engagée pour prendre soin d’un couple de vieillards, les Martin, propriétaires d’un ancien funérarium. Une maison figée dans le temps, dans un quartier fantôme de Liège, soustraite aux regards par une rangée de tilleuls. Captivée par ce décor, la jeune femme s’installe à demeure. Entre elle et madame Martin naît une complicité tendre, sous la surveillance placide de monsieur Martin. Lors de leurs promenades au bord du canal, on leur donnerait le bon Dieu sans confession. Ce serait bien mal les connaître. Madame Martin possède une collection d’animaux naturalisés, fruit d’un travail de toute une vie. Elle tient à enseigner son savoir-faire à sa protégée. La jeune femme apprend donc, patiemment, minutieusement, l’art de la taxidermie, sur toutes sortes de cobayes. Car un jour, elle devra être prête pour accomplir son Grand-Œuvre. Un premier roman radical, d’où émerge, à travers la noirceur et la cruauté, la douceur d’un amour filial.
Charlotte Bourlard est née à Liège, en 1984. C’est dans cette ville que se passe son premier roman, L’Apparence du vivant.

En pleine canicule, à Nice, Pamela vit une histoire d’amour toxique avec des auteurs de l’ombre, insaisissables, pour la plupart basés outre-Atlantique. Ils nourrissent un projet de roman collectif de façon si attractive que Pamela en est accro, à tel point que la coécriture virtuelle en vient à remplacer sa vie sociale et sexuelle. Devant son écran, elle observe les auteurs composer une scène de crime dont elle pressent être la future victime. Prise de peur, elle quitte sa maison familiale et retourne à Bruxelles dans un squat d’artistes qu’elle a longtemps habité. Bientôt, c’est le téléphone qui la harcèle, menaçant. Sa cavale éperdue se change alors en un road trip déjanté à l’issue duquel Pamela finit par s’en remettre à une certaine Laura Tinard…
Laura Tinard est une artiste qui navigue sur des yachts et dort sur des méridiennes. Elle a cofondé 3000 Degrés, un festival de performances aux Brasseries Atlas, et dirige Hi-Stories, une maison de production d’écrivains performers.

Pétra a trente-sept ans, elle est enceinte, mère d’un petit garçon, belle-mère – marâtre, pense-t-elle – de deux autres enfants. Pétra vit au bord de l’évier, entourée d’eau sale et de vaisselle ; elle rêve (mais c’est peut-être un cauchemar) de disparaître par la bonde. Pétra a les mains longues (dignes d’être racontées) et des oreilles sensibles qui laissent tout passer. S’il arrive à certaines personnes d’entendre des voix, Pétra, elle, les entend toutes à la fois. Un jour, au cirque, ces voix – rugueuses, enjôleuses, trop nombreuses – lui intiment de s’échapper. Et ce jour-là, Pétra ne se fait pas prier.
Née le 23 juin 1981 à Bruxelles, Sophie Weverbergh a passé son enfance et son adolescence dans un petit village du Brabant wallon, entre un père professeur de mathématiques et une mère institutrice. Après des études secondaires classiques, et malgré l’envie d’entrer au Conservatoire, elle s’inscrit à l’Université Libre de Bruxelles pour y étudier les Langues et les Littératures romanes. Elle endosse ensuite de très nombreux rôles : tour à tour professeure de français, serveuse, correctrice, pigiste, encodeuse dans une casse de voitures et vendeuse de pierres dans une marbrerie funéraire; elle s’occupe actuellement de jeunes bruxellois en décrochage scolaire. Précipitations est son premier roman.

Mika Oki est une experte en conception spatiale, que ce soit à travers la musique qu’elle fait ou les installations qu’elle crée. Cette artiste visuelle franco-japonaise basée à Bruxelles travaille avec la vidéo, le son et l’électroacoustique pour créer des textures abstraites et des images mentales qui recoupent parfaitement les mondes du rythme des clubs et l’expérimentation ambiante.
Balayant un large spectre musical, ses mixes voyagent à la fois physiquement et émotionnellement entre UK bass, IDM, acid, jazz, indus et electro-acoustique. Tout ça dans un chaos maîtrisé tenant les danseurs en haleine.
Dans le passé, elle a été à l’origine de performances de 24 heures impliquant des danseurs, des performeurs et des poètes, a joué dans des festivals tels que Atonal, Nyege Nyege, Meakusma. Elle produit  » As Clean As I Was  » pour la compilation sur Metaphore Industrie.
Programmatrice radio et organisatrice d’événements, Mika Oki dirige l’antenne Belge de LYL radio et lutte activement pour la place des femmes dans la scène musicale actuelle aux côtés de Psst Mlle.

Une invitation à un moment de décloisonnement, autour de la publication récente de trois primo-romancières belges francophones : Charlotte Bourlard (L’apparence du vivant, éd. Inculte, 2022), Laura Tinard (J’ai perdu mon roman, éd. Seuil, 2022) & Sophie Weverbergh (Précipitations, éd. Verticales, 2022). accompagnées par la DJ bruxelloise Mika Oki.

Echanges avec les autrices, lectures de fragments entrelacées de pulsations electro et live set ouvert aux corps dansants.

19h30 > 20h15 : échanges avec les autrices
20h30 > 21h30 : lectures par les autrices et Lucie Eple & mix de Mika Oki
21h30 > 23h00 : dancefloor / set de Mika Oki

En partenariat avec *Duuu Radio

Charlotte Bourlard

Laura Tinard

Sophie Weverbergh

Mika Oki

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