Exposition collective « Danses interdites » avec Nicolas Verschaeve et Darius Dolatyari-Dolatdoust #Le Nouveau Printemps - Toulouse
Scénographie : Nicolas Verschaeve. Darius Dolatyari-Dolatdoust sera programmé avec Vir Andres Hera, Dalila Dalléas Bouzar, Paloma de la Cruz, Caroline Déodat, Gabriel Fontana, Juan Francisco González, Saodat Ismailova, Smail Kanoute, Paul Maheke, Caroline Monnet, Ben Russell, Grégoire Schaller, Rebecca Topakian, Ahmed Umar, Ana Vaz, Ulla Von Brandenburg.
L’exposition collective « Danses interdites » est à retrouver sur plusieurs sites : Médiathèque José Cabanis, Garage Bonnefoy, Centre Culturel Bonnefoy, Les Herbes Folles, Atelier d’artistes IPN.
Darius Dolatyari-Dolatdoust fut accompagné par le Centre autant en In-Situ qu’en Hors-Les-Murs.
Il a notamment participé en 2023 à l’anarkhè-exposition Les heures sauvages# 2 et en 2026 à la soirée Rhizome, co-programmation du CWB avec le Festival Ardanthé, rendez-vous majeur de la création contemporaine.
En Hors-Les-Murs, il fut représenté en 2023 au festival Actoral à Marseille, à la faveur d’un partenariat avec le Centre, ainsi qu’au sein de la manifestation ARPENTER, second volet d’une vaste opération dédiée à la littérature belge francophone implémentée par le Centre en Hauts- de-France, à la Maison Moulin à Lille.
La proposition scénographique pour Danses Interdites s’inscrit dans la médiathèque José Cabanis, par essence lieu de récolte et de partage de cultures d’horizons divers. Le bâtiment se trouve aussi à quelques pas de la gare Matabiau où se croisent, se rencontrent et s’éparpillent
les trajectoires singulières qui tissent le maillage et fondent l’énergie de la ville. Une métaphore directe à la façon dont s’entremêlent et se nouent les étoffes aux couleurs et motifs bigarrés de l’exposition, qui renvoient au corps individuel et à l’espace partagé, traduisent des impressions de mouvement propres à la danse et interrogent quand à ce qui est masqué ou dévoilé, à ce qui se laisse entrevoir.
C’est aussi par le quartier Gare que la ville s’ouvre sur son territoire élargi, qu’y parviennent les denrées, richesses de différentes natures, depuis les vallées du Tarn et des Hautes-Pyrénées, des plateaux de l’Aveyron ou des rives de la Garonne. Sur ce territoire élargi d’Occitanie, la filière textile subsiste de par quelques manufactures et entreprises résistantes à l’uniformisation des biens matériels. C’est avec leur concours que la scénographie prend forme, par leurs chutes et co-produits que nous nous employons à révéler la diversité et la richesse des façons de produire, des manières de faire vivre une culture matérielle et immatérielle.
Eric Carlier, Atelier Passe-trames (Mazamet, Tarn)
Laura Olès, Tissages Moutet (Orthez, Pyrénées-Atlantiques)
Alix De Grandmaison, Tissages d’Autan (Saint-Affrique-les-Montagnes, Tarn)
Julie Jacquenet, Jacquenet-Malin (Touillin, Côte d’Or)
Né en 1995. Vit et travaille entre Bruxelles et les Vosges du Nord.
À travers son activité de concepteur d’objets et d’espaces, Nicolas Verschaeve (BE-LUX) participe à révéler un ensemble de forces agissantes impliquées dans l’émergence des formes et des usages. Il tient ainsi à rendre lisible l’empreinte des processus à l’œuvre dans la fabrication de notre monde physique. Il compose avec ce qui déborde des objets et ce qui les précède ; soit un ensemble de paramètres géographiques, historiques, sociaux, économiques ou politiques.
Ses réflexions nourrissent les champs du design, de la scénographie, du commissariat d’exposition et de la pédagogie. Il collabore avec des institutions culturelles telles que le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, le Cnap, les Ateliers Médicis ou la Fondation d’entreprise Hermès ainsi qu’avec des structures territoriales parmi lesquelles le Parc Naturel des Vosges du Nord. Son travail est diffusé sur les territoires de projets au travers d’expositions et de marchés de distribution, est représenté par la galerie A1043, conservé dans les collections du Cnap et a été présenté au Vitra Design Museum, à BOZAR Bruxelles, aux Ateliers des Arques, à la Biennale de Saint-Etienne ou au Salone del Mobile à Milan.
En parallèle il assure depuis 2023 la coordination pédagogique du programme Design des Mondes Forestiers, porté par l’EnsAD de Paris et implanté dans le Pays de Bitche, en Moselle.
Né en 1994. Vit et travaille à Marseille, Paris et Bruxelles
Darius Dolatyari-Dolatdoust est un artiste franco-irano-allemand-polonais. Il développe une pratique transversale mêlant arts visuels, textile, performance et chorégraphie. À travers le patchwork, le quilt ou le costume, il interroge les notions d’exil, de mémoire et d’identité, en mobilisant une matière textile vivante et en transformation. Le costume devient un espace de métamorphose, où les corps se reconfigurent pour faire émerger de nouveaux récits. Nourri par les arts persans, les archives familiales et des références archéologiques, son travail compose des paysages hybrides et sensibles.
Son travail a été présenté dans plusieurs institutions européennes, dont le 19M, la Monnaie de Paris, le Centre Wallonie-Bruxelles, la Villa Noailles, le Mucem, le Stedelijk Museum, le Mudam Luxembourg, le MoMu, M Leuven & STUK, Bozar, Centrale Fies, Lottozero et le Serralves Museum. Il a notamment été en résidence à la Fondation Fiminco (2024) et à la Villa Kujoyama (2025).
Le Nouveau Printemps, festival majeur de création contemporaine à Toulouse, invite, chaque année, un·e artiste·e issu·e d’une discipline connexe aux arts visuels (architecture, cinéma, musique, littérature, danse…) à coconcevoir la programmation.
Irrévérencieux, minimal ou exubérant, poétique ou politique, le festival se réinvente à chaque édition. Se laissant guider par l’artiste associé·e, Le Nouveau Printemps déplie l’univers de ce·tte dernier·ère pour révéler, de multiples visions de l’art.
Le festival défend un art pour toutes et tous, localement ancré, artistiquement exigeant, avant-gardiste et soutient des créations ou des expériences artistiques collectives, ouvertes sur le monde et responsables pour nos environnements.
Pour l’édition 2026, le Nouveau Printemps investit le quartier Marengo / Bonnefoy / Jolimont et associe l’artiste Rossy de Palma pour proposer un parcours inédit d’expositions rassemblant des pratiques artistiques multiples, en complicité avec les partenaires et les habitant·es de la ville de Toulouse.
A la faveur de cette riche programmation, Le Nouveau Printemps et Rossy de Palma ont invité deux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles Nicolas Verschaeve et Darius Dolatyari-Dolatdoust à participer à l’exposition collective Danses interdites.
Nicolas Verschaeve assure la scénographie de l’exposition et Darius Dolatyari-Dolatdoust sera programmé avec Vir Andres Hera, Dalila Dalléas Bouzar, Paloma de la Cruz, Caroline Déodat, Gabriel Fontana, Juan Francisco González, Saodat Ismailova, Smail Kanoute, Paul Maheke, Caroline Monnet, Ben Russell, Grégoire Schaller, Rebecca Topakian, Ahmed Umar, Ana Vaz
Ulla Von Brandenburg.
En écho à la trajectoire et aux engagements de Rossy de Palma, les œuvres rassemblées au sein de l’exposition, réalisée sous le commissariat de Clément Postec, donnent à voir des travaux d’artistes témoignant de danses interdites ou de gestes d’émancipation, au travers des images mouvements, des corps ou des paroles.
L’invitation de Nicolas Verschaeve et de Darius Dolatyari-Dolatdoust reçoit le soutien du Pupitre France de Wallonie-Bruxelles International (WBI) en synergie avec le Centre Wallonie-Bruxelles | Paris (CWB), dans le cadre de ses opérations Hors-Les-Murs Constellations.