Du 20 mai au 04 septembre 2022

Frac Grand Large — Hauts-de-France

ARCHIPEL est un programme de résidences destiné à des artistes émergents, qui relie quatre écoles d’art de pratique amateur des Hauts-de-France : Le Concept – École d’art du Calaisis, EMA / École Municipale d’Art de Boulogne-sur-Mer, École d’Arts Plastiques de Denain – Espace VillAr(t)s et Centre d’Arts Plastiques et Visuels de Lille.

Diplômé de l’Institut Supérieur des Arts et du Design de Toulouse en 2016, Adrien Degioanni expose régulièrement en France et en Belgique comme au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), à l’Annexe (Paris), au Brussels Gallery Weekend (Bruxelles), à la Villa Robinson (Biarritz), à Lieu-Commun (Toulouse), à LaVallée (Bruxelles),… Il a également cofondé en 2018 le collectif d’expositions Grande Surface. En parallèle de ses recherches plastiques, Adrien Degioanni développe des créations sonores et musicales sous le pseudo Tecte, et collabore autour de projets d’artistes vidéastes et scéniques tel que pour le festival Nuit Blanche (CNES, Paris 2017) ou encore l’exposition Tendencies (BOZAR, Bruxelles 2017).

Adrien Degioanni dont nous avions soutenu la résidence ARCHIPEL au Frac Grand Large Hauts-de-France à Dunkerque en 2020, exposé à la faveur de la deuxième édition de notre festival (((INTERFERENCES))) dédiée au substrat sonore en 2021, puis invité en 2022 dans l’opération Connexion en partenariat avec ArtContest, parcours dans les vitrines des galeries de la Toison d’or à Bruxelles, bénéficie d’une exposition solo au Frac Grand Large Hauts-de-France.

Invité dans le cadre de la résidence ARCHIPEL, l’artiste Adrien Degioanni a développé ses recherches au sein des écoles d’art de Denain et Lille en apprivoisant la signature acoustique des bâtiments occupés.

L’artiste enregistre les « silences », cette matière sonore « qui s’entend lors de nos absences » et dont il explore les possibilités d’amplifications ou de transformations acoustiques. Au Frac Grand Large, l’artistes a prélevé des sons de nuit comme de jour,qui résonnent pour cette exposition et qui rendent sensibles des états transitoires et audibles du bâtiment.

Les œuvres d’Adrien Degioanni proposent des corrélations matérielles et énigmatiques entre le son, les lieux et nos corps en mouvement : une montre sans trotteuse peut-elle scander les secondes ? Des haut-parleurs peuvent-ils diffuser du silence ? À partir d’objets mécaniques transformés et de différents dispositifs, l’artiste joue avec nos sens et la matérialité de notre environnement. Faut-il tendre l’oreille pour mieux voir ou bien suivre du regard ces fils électriques pour entendre ? Tout comme son titre « Le vent provient des arbres », l’exposition s’annonce comme une véritable invitation à douter !

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