Le 28 février 2024 à 19h30

Gratuit

Librairie Wallonie-Bruxelles

46 rue Quincampoix 75004 Paris

Réservation indispensable : reservation@cwb.fr
Pour des raisons d’écoute et de fluidité de la parole, la séance est réservée à 20 participant.e.s maximum

Nathalie Skowronek est née à Bruxelles en 1973. Après une agrégation de lettres, elle travaille dans l’édition puis pendant sept ans dans le prêt-à-porter pour femmes. Elle revient à la littérature en 2004 en créant la collection « La Plume et le Pinceau » pour les éditions Complexe. Elle publie son premier roman, Karen et moi (Arléa, 2011), à trente-sept ans, premier volet d’une trilogie familiale qui nous mène des shtetls de Pologne jusqu’au Sentier en passant par Auschwitz. Suivront Max, en apparence (Arléa, 2013) et Un monde sur mesure (Grasset, 2017). En 2015, elle fait paraître un essai, La Shoah de Monsieur Durand (Gallimard, 2015) où elle montre que le devoir de mémoire cesse d’être opérant après 70 ans. La carte des regrets, paru en février 2020 aux éditions Grasset, a obtenu l’European Union Prize for Literature 2020. Depuis 2016, elle enseigne au master de l’Atelier des écritures contemporaines de La Cambre/École nationale supérieure des arts visuels. Elle a également animé l’atelier d’écriture du club Antonin Artaud, un centre de jour pour adultes souffrant de difficultés psychologiques.Elle crée en 2021 avec Jean Rouaud les Rencontres de Puyméras. En 2022, elle est reçue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Que signifie écrire depuis la Belgique ? Qu’ont en commun ses écrivain.e.s ? Quelque chose les distinguerait-ils.elles de celles et ceux qui, de l’autre côté de la frontière, partagent la même langue. Une sémantique, un imaginaire, un rapport aux mots propres ?

Ces soirées seront un lieu d’échanges menés par l’écrivaine Nathalie Skowronek où nous parlerons de littérature d’une façon libre, intime, informelle. De ces livres qui nous troublent, nous enchantent, créent des passerelles, brouillent les cartes. Que mettent-ils en jeu ? Comment prennent-ils vie ? En quoi seraient-ils les révélateurs d’une époque, d’une thématique, d’une certaine « identité » ?

Deux titres par rencontre, un binôme à lire en amont pour qui le souhaite, une heure et demie de partage durant laquelle on ne se privera pas d’attendre beaucoup des grands textes : les livres, le monde et les lecteurs ne font qu’un.

Au programme, une conversation entre deux ouvrages :

  • Georges Simenon, Les Fiançailles de Monsieur Hire (Le livre de Poche)

À Villejuif, on vient d’assassiner une femme dans un terrain vague. Un seul indice : le sac de la victime a disparu ; la police croit cependant au crime d’un sadique. La concierge de M. Hire, rendue méfiante par le comportement singulier de son locataire, signale qu’elle a entrevu chez lui une serviette tachée de sang. M. Hire est aussitôt pris en filature.
Cet homme physiquement disgracié, au caractère mal défini, vit d’expédients. Au bowling, dont il est un habitué, il se fait passer pour un inspecteur de la P.J. Par ailleurs, M. Hire a de très mauvais rapports avec la police : il a même fait de la prison pour une affaire de mœurs, pour une escroquerie…

  • Barbara Abel, Derrière la haine (Pocket).

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre il y a Lætitia et David. Deux couples, voisins et amis, fusionnels et solidaires, partageant le bonheur d’avoir chacun un petit garçon du même âge. Maxime et Milo grandissent ensemble, comme des jumeaux. Jusqu’au drame. Désormais, seule une haie sépare la culpabilité de la vengeance, la paranoïa de la haine…
“Barbara Abel n’a pas son pareil pour distiller l’angoisse, manipuler le lecteur, multiplier les rebondissements… jusqu’à la conclusion, noire à souhait.”

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