06.06.26
15h

La Nuit Blanche #(((INTERFERENCE_S)))) Habiter le son, fabrique de situations

Journée d’Intercession 2026 dans le cadre du Festival (((INTERFERENCE_S)))) — Acte 6 : Augures & Frémissements

Le 6 juin 2026 à 15:00

Gratuit

Galerie

127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris

■ 15h00–19h00 | Atelier en Galerie : Sonia Saroya — Drum Machine (Participation sur inscription – observation libre)
■ 15h30–18h30 | Atelier en Théâtre : Davide Tidoni — Listening as Intervention (Participation sur inscription – observation libre)
■ 18h30–19h | Performance en Galerie : Jérôme Grivel — VVV (Variations Vociférantes Virales) — restitution
■ 19h00–20h00 | Performance participative en cour : Luc Avarguès — Les bas-côtés
■ 20h00–20h45 | Performance sonore et poétique en Théâtre : Accou Laposte & Marjolein Guldentops
■ 21h–22h00 | Live en Théâtre : Hugo Livet — Oiseaux Fantôme

Accès aux lives dans la limite des places disponibles en salle de théâtre

Sonia Saroya (FR) développe un univers fragile et discret où les propriétés et l’histoire techniques et technologiques - leurs origines, minéral ou industriel - entrent en résonance avec des questionnements issus des sciences humaines, de la philosophie ou des problématiques contemporaines.

Dans ses installations et sculptures sonores, elle prolonge et déplace les savoir-faire vers des formes hybrides où cohabitent des techniques telles que la bijouterie ou la céramique avec des dispositifs électroniques. Pensé comme un ensemble d’« œuvres-outils », son travail ouvre des espaces narratifs, invitant à une expérience à la fois perceptive et réflexive.
Diplômée de l’Université Paris VIII Vincennes–Saint-Denis, son travail a bénéficié de divers soutiens en France (DICRéAM, Région Île-de-France, Ville de Paris, FoRTE….) et s’est développé à travers plusieurs résidences d’artistes (GMEA – Albi, GMEM – Marseille, Sound Art Lab – Danemark…). Elle présente ses œuvres dans des centres d’art et des lieux culturels en France (CNEAI, Réserves du FRAC, La Station – Gare des Mines, GMEA, Instants Chavirés…) et à l’étranger (Biennale WRO en Pologne, QO² en Belgique, Festival NOPA en Arménie).

Drum Machine :
Dans la continuité des logiques décrites par Charles Stépanoff — où certaines pratiques rituelles reposent sur une circulation ouverte des savoir-faire et sur la possibilité pour chacun·e d’accéder à l’instrument — ces deux sessions prolongent la pièce dans un espace de co-élaboration. Là où le tambour devenait circuit et l’objet cérémoniel machine autonome, l’action revient ici sous une forme partagée : manipuler, relier, transformer, afin d’éprouver concrètement la manière dont des dispositifs techniques produisent du son, façonnent l’écoute et orientent nos imaginaires.

Ces moments ne visent pas la production de formes closes mais l’activation d’un processus commun. En découvrant les principes qui sous-tendent le dispositif — capable de générer des signaux, des rythmes, des présences acoustiques — puis en donnant corps à leurs propres variations, les participant·es prennent part à une mise en circulation des gestes et des connaissances, dans une dynamique où la compréhension se construit par l’expérience. Le circuit cesse alors d’être une simple architecture fonctionnelle pour devenir une source sonore, un médium d’attention, un support de projection et de réflexion critique.

Pensée comme une base évolutive, l’installation se transforme au fil des contributions. Les éléments issus des sessions rejoignent progressivement l’espace d’exposition et en reconfigurent la physionomie, modifiant ses textures auditives autant que ses formes visibles. La pièce se déploie ainsi comme une structure ouverte, cumulative, traversée par des apports successifs — un organisme artistique en devenir, où chaque intervention infléchit le paysage sonore et prolonge la vibration de l’ensemble.

Ces deux rendez-vous affirment la fabrication comme un acte de partage et de réappropriation : une manière d’ouvrir l’accès aux outils, de redistribuer les compétences et de faire de la technique un champ d’expérimentation sensible, où l’écoute devient un mode d’attention au monde et où les imaginaires se composent collectivement.

Ces sessions, les 23 mai et 6 juin, d’une durée de 4 heures, se déroulent en petit groupe, sur inscription, et s’adressent à un public à partir de 13 ans. Elles s’inscrivent dans une temporalité permettant une immersion progressive dans le processus de fabrication. Les formes élaborées au cours des rencontres intégreront le dispositif présenté en galerie et participeront à son évolution, contribuant à enrichir sa dimension sonore. Aucun prérequis n’est attendu.

Jérôme Grivel (né en 1985 à Mulhouse) développe une pratique performative et transdisciplinaire (sculpture, dessin, projets architecturaux, performance, vidéo). Son travail explore les relations enchevêtrées entre situations, environnements et corps, ainsi que les dimensions sociales, politiques et psychologiques qui en découlent. À travers des dispositifs activables, il interroge les structures visibles et invisibles qui conditionnent nos croyances, mouvements et comportements.

Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions personnelles et collectives par des institutions internationales telles que Mac Val (Vitry-sur-Seine), Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), Grand Palais (Paris), Wiels (Bruxelles), Städische Galerie Stapflehus (Weil am Rhein), Frac Sud (Marseille), Institut d’Art Contemporain (Villeurbanne), MAMAC (Nice), Museum Of Impossible Form (Helsinki), Kunsthausl6 (Fribourg), Palais de Tokyo (Paris), Collection Lambert (Avignon), Espace de l’Art Concret (Mouans-Sartoux), City Sonic (Mons), entre autres.

En 2025, il est lauréat du prix du Centre Wallonie-Bruxelles / Carré sur Seine (2024) et a été finaliste du Prix de dessin Pierre David-Weill (2021), du Prix Sciences Po (2019) et de la Bourse Révélation Emerige (2017).

VVV (Variations Vociférantes Virales) :
Avec VVV (Variations Vociférantes Virales), Jérôme Grivel propose un projet à plusieurs volets intriqués, articulé autour des voix d’un groupe de personnes hétérogène. Lors d’un atelier participatif, après une initiation aux pratiques vocales étendues, les participants sont invités à interpréter, seuls ou en groupe, des consignes issues d’une partition ouverte, afin de faire émerger vocalement les états émotionnels et psychologiques qui les traversent (joie, peur, tristesse, frustration, colère, etc.).

À partir des enregistrements réalisés durant l’atelier, l’artiste compose une performance accompagnée de pièces sonores diffusées via des sculptures-enceintes portatives manipulées par des performeurs déambulant de l’intérieur de l’espace d’exposition vers la rue et les espaces adjacents. Se font alors entendre des manifestations vocales pouvant être perçues comme des protestations, des râles, des suppliques ou des clameurs. L’artiste incarne par ailleurs une position de soliste, interprétant une partition vocale construite en dialogue avec les pièces sonores issues des enregistrements.

Davide Tidoni est un artiste interdisciplinaire dont la pratique se déploie aux frontières des dimensions spatiales, matérielles et relationnelles du son. Son travail interroge les interactions avec l’espace acoustique, les notions d’impermanence et d’interdépendance. Sa recherche s’intéresse également aux chants de protestation, aux contextes sociaux de lutte et aux usages du son dans la culture des supporter·rice·s de football.

Il a publié The Sound of Normalisation (2018), une enquête de terrain consacrée au groupe ultras Brescia 1911 ; Where Do You Draw the Line Between Art and Politics? (2021), une série d’entretiens avec des personnes engagées à l’intersection de l’art et du politique ; et The Best of NoTAV (2024), un recueil de chansons comprenant paroles, notes contextuelles et réinterprétations issues de la lutte NO TAV. En 2025, il a co-dirigé l’ouvrage The FIAT Mirafiori Toilets, qui rassemble des photographies de graffitis et de dessins de protestation réalisés par l’ouvrier Pietro Perotti dans les toilettes de l’usine FIAT Mirafiori à Turin.

Listening as Intervention :
Dans le prolongement des recherches menées par Davide Tidoni, cette proposition envisage l’écoute comme une pratique d’activation du milieu, une manière de déplacer les régimes perceptifs et de reconfigurer notre rapport à l’environnement. Le son y apparaît comme une force opératoire, un flux capable de structurer l’espace, de générer des tensions, d’ouvrir des zones d’attention.

À travers une série de situations performatives, les participant·es sont invité·es à s’engager physiquement dans le champ acoustique : s’approcher, s’éloigner, se positionner, dériver, ajuster. Chaque déplacement agit comme une modulation, chaque orientation produit une variation. L’écoute se révèle alors comme un acte situé, une pratique d’interférence où le corps devient capteur, matière absorbante, instrument de mesure.

Ces situations, alternant consignes et phases d’improvisation, conduisent progressivement vers une configuration collective où les actions se déploient simultanément dans l’espace. Les trajectoires individuelles composent une partition distribuée, une chorégraphie sonore en constante reconfiguration, où les présences s’accordent, se désynchronisent, se répondent. L’environnement cesse d’être un simple décor pour devenir un territoire d’expérimentation, un champ de forces en transformation.

Pensée comme une expérience sensible autant que critique, cette proposition affirme l’écoute comme une pratique active — une manière d’habiter le monde autrement, de percevoir les seuils, les distances, les filtres. Elle ouvre un espace où le son agit comme un vecteur de relation, et où l’attention collective produit une forme temporaire de composition.

soft signals est un festival d’art sonore organisé conjointement par les associations Selvatica (Paris) et Mimosa (Cologne). Pour cette première collaboration, les deux structures qui s’intéressent au décloisonnement des médiums par des formes laboratoires participatives, proposent une programmation croisée d’artistes travaillant le son et l’écoute comme matières vivantes, mémorielles, politiques et poétiques.

L’évènement débutera à Paris au Goethe Institut le 04/06/2026 et se clôturera au Bilker Bunker à Dusseldorf en septembre. Il s’articule autour d’une exposition collective, de performances, de projections, de rencontres et d’artists talks.

Formé à l’école supérieure d’art de Clermont communauté et d’un baccalauréat ST2A, Luc Avarguès a exposé en France et à l’étranger, de Lafayette Anticipation à art Antwerp ou dans des tiers lieux comme la station gare des mines, le préavie ou le Wonder. Il déploie des dispositifs hybrides mêlant culinaire et art visuel (installation, sculptures, dessin, art sonore etc.) invitant le spectateur a quitter sa neutralité pour rentrer dans l’action.

Les bas-côtés :
A travers un nouveau dispositif mobile qui se déploie au gré des évènements, Luc Avarguès propose d’incarner un personnage singulier qui vient installer son laboratoire éphémère dans le but de partager un instant contemplatif puis participatif. Avant de disparaitre comme il est venu. Mélangeant contemplation, performance et errance ce dispositif vise à ouvrir une réflexion sur les richesses invisibles qui s’incarnent souvent à l’ombre des arches, dans les espaces vacants, l’orée des bois, ou dans une cour d’immeuble.

En s’appuyant sur des dispositifs hybrides mêlant sculptures comestibles, installations sonores et arts visuels, Luc Avarguès transforme l’espace d’exposition en un banquet relationnel. En utilisant la nourriture comme un « cheval de Troie », il brise la neutralité du spectateur pour en faire un acteur du processus artistique. L’oeuvre n’est plus un objet sacré à contempler, mais une matière vivante à manipuler et à consommer plaçant l’horizontalité sociale et le partage éphémère au coeur de sa pratique.

Plasticien français basé à Paris, Hugo Livet (Oiseaux Fantôme) compose une techno narrative et psychédélique, entre acid et trance, animée par des contrôleurs MIDI faits maison.

Live – Techno / Acid House :
Ce projet live constitue l’aboutissement d’une recherche croisant composition musicale et design d’interfaces MIDI afin de développer de nouvelles formes de modulation sonore. Oiseaux Fantôme s’appuie sur des compositions originales, spécifiquement pensées pour l’interprétation en live.

Pour ce nouveau projet, l’artiste utilise des contrôleurs MIDI faits maison, permettant une modulation granulaire des synthétiseurs et des effets à partir de différents gestes. Ces dispositifs ouvrent un champ élargi d’interaction entre le corps, la machine et le son, tout en favorisant une performance plus intuitive et immersive.

La structure musicale évolue entre des séquences acid aux couleurs joyeuses et des phases de transe plus intenses, créant une dynamique contrastée. Grâce à son caractère modulaire, la performance peut évoluer, s’adapter et se reconfigurer en fonction du contexte et du moment de jeu.

Nous venons de Bruxelles, unies par une curiosité commune pour la manière dont le langage et le son peuvent être transformés, fragmentés et réassemblés en de nouvelles formes de perception.

Notre collaboration est née d’une curiosité commune pour la manière dont le langage et le son peuvent être transformés, fragmentés et réassemblés en de nouvelles formes de perception. Notre travail navigue entre composition, performance et écriture, utilisant le traitement électronique et l’expression corporelle pour créer des narrations fragmentées et des espaces instables où le sens dérive, où la traduction remplace la certitude, et où le poétique se révèle dans la dissonance.

En tant qu’artistes, nous partageons une attirance pour ce qui résiste à l’interprétation fixe. Nous considérons le langage non comme un système de clarté, mais comme une matière vivante et instable. Dans nos œuvres, la fragmentation devient une méthode de pensée, une manière de révéler comment le sens se construit, s’érode et se reconstruit. Le fragment n’est pas une perte, mais une forme de lien, une ouverture par laquelle de nouvelles relations peuvent émerger.

Notre approche s’inspire d’Italo Calvino (Les Villes invisibles) et de Donna Stonecipher (Model City), qui conçoivent la ville comme une architecture linguistique et psychologique. Ces œuvres reflètent notre intérêt pour la manière dont mémoire, contrôle et imagination construisent l’expérience spatiale. Nous nous référons également à Etel Adnan (Des villes et des femmes), dont les réflexions sur la présence et la visibilité genrées nourrissent notre attention à la perception de la ville à travers différents corps et histoires.

Notre travail se situe entre fiction et documentation, entre le numérique et l’organique. Il s’agit d’une étude de la traduction comme transformation : comment des matériaux, une fois déplacés de leur contexte, peuvent migrer vers de nouvelles configurations et engendrer de nouveaux sens.

Techniquement, le projet prolonge une recherche menée avec le programmeur Charles Belpois, au cours de laquelle des outils sur mesure ont été développés avec Max/MSP, Python et des techniques d’apprentissage automatique pour le traitement vocal et sonore en temps réel. Ces outils permettent de déconstruire le langage en micro-fragments pour le recomposer en nouvelles textures sonores.

Des capteurs de mouvement et les gyroscopes de smartphones seront intégrés afin de traduire le geste en transformations sonores, permettant de sculpter physiquement l’environnement auditif. À l’aide de RAVE (IRCAM) et d’algorithmes basés sur des corpus, le projet explore la manière dont le discours et l’abstraction peuvent se fondre, en suivant des trajectoires émotionnelles et rythmiques à travers la décomposition.

Le festival ((((INTERFERENCES)))) festival de substrats sonores _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent et engendrent des ordonnancements erratiques - un festival de l’imprédictible, du décodage, du déséquençage, de l’indétermination à saveur hautement poétique porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

Les journées d’Intercession qui s’y déploieront se proposent de prolonger l’anarkhè-exposition du festival en la mettant en tension, en circulation, en vibration.

Elles en constituent les moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.
Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

Elles révèlent les lignes de force d’un territoire, en déplacent les usages, en recomposent les seuils d’attention, agissant comme des forces de territorialisation et de déterritorialisation — au sens deleuzien — générant des zones d’intensité, des foyers d’écoute et des communautés éphémères.

Elles procèdent d’une nécessité : inventer des formes de diplomatie d’accueil capables de répondre aux mutations contemporaines des pratiques artistiques, aux circulations instables des savoirs et aux recompositions sensibles des subjectivités, des mémoires et des imaginaires.

Elles interrogent dans le contexte du festival (((INTERFERENCE_S)))) les formes contemporaines de présence sonore :
Comment un signal sonore rassemble-t-il des corps ?
Comment une vibration modifie-t-elle la perception d’un lieu ?
Comment une voix, un souffle ou une fréquence peuvent-ils devenir des actes d’adresse ?

L’intercession se manifeste comme une technologie relationnelle — un ensemble de gestes, de situations et de protocoles qui activent le potentiel d’agencement et la puissance d’irruption du son devenu matière opératoire capable de reconfigurer les espaces et d’altérer les régimes de perception. Pensée à l’aune des zones autonomes temporaires, ces journées ouvrent des seuils de friction qui exposent à l’altération.


La seconde journée d’Intercession engage une série d’opérations sonores où les instruments deviennent circuits, les déplacements deviennent écoute et les voix deviennent matière en circulation. Les propositions réunies explorent des formes d’apprentissage par l’usage — fabriquer, chercher, moduler — révélant comment les technologies sonores déplacent les régimes d’attention et redessinent les conditions de présence au lieu.

Dans l’installation évolutive Drum Machine, Sonia Saroya prolonge la recherche amorcée lors de la première journée d’intercession du 23 mai et la poursuit à travers un second atelier, en opérant la translation de l’instrument rituel vers un dispositif électronique. Le tambour y devient circuit, la percussion devient signal. La fabrication de modules sonores ouvre un espace de transmission et d’appropriation technique, où les participant·es prennent part à la transformation continue de l’installation, sans cesse reconfigurée par ses activations.

Avec ses situations d’écoute en mouvement, Davide Tidoni engage le corps dans une exploration directe des phénomènes acoustiques. En se déplaçant dans l’espace à la recherche d’un point d’équilibre sonore, les participant·es expérimentent la relation entre perception, orientation et présence physique. Le son agit ici comme un repère spatial, une force de localisation et de circulation.

VVV (Variations Vociférantes Virales) de Jérôme Grivel se prolonge dans cette seconde journée par une activation performative déployée dans la galerie. Les flux vocaux — enregistrés et performés en direct — se propagent à travers l’Anarkhè-exposition, reconfigurant l’espace en un dispositif d’écoute et de résonance partagée.

Dans le cadre de la carte blanche au festival Soft Signal, Luc Avarguès propose Les bas-côtés, un dispositif mobile qui s’installe ponctuellement dans les espaces du Centre. Par une intervention mêlant installation, performance et partage alimentaire, l’artiste met en place une situation relationnelle fondée sur la rencontre et l’attention aux formes discrètes de sociabilité. Le geste artistique s’y déploie comme une action éphémère, invitant à une expérience collective de présence.
La soirée accueille également plusieurs propositions musicales et performatives qui prolongent cette exploration des relations entre corps, machines et environnements sonores.

À la croisée de la poésie, de la performance et du traitement sonore, Accou Laposte et Marjolein Guldentops développent une proposition fondée sur la fragmentation du langage et la transformation des voix. À l’aide de dispositifs électroniques et de capteurs de mouvement, leur performance met en jeu des formes narratives instables et des paysages sonores en recomposition.

Avec Oiseaux Fantôme, projet du plasticien Hugo Livet, un live électronique mêlant techno, acid house et trance mobilise des contrôleurs MIDI conçus sur mesure. Le geste devient interface, permettant de moduler le son en temps réel et d’activer une relation directe entre corps, machine et espace.

Davide Tidoni,

Davide Tidoni, “Listening as Intervention” ©Laura Arlotti

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