Séance de dégustation d’eaux de vie avec Marco Godinho autour de son installation Oblivion (Water)
Dans le cadre de l’Anarkhè-Exposition ASILE-EXODUS & FUGA
A la faveur d’Archipel #Chaos-Monde - Seconde édition
Gratuit sur réservation
Galerie
127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris
Né en 1978 à Salvaterra de Magos (Portugal), Marco Godinho vit et travaille entre le Luxembourg et Paris (France).
En 2019, il représente le Luxembourg à la Biennale de Venise et participe à la Biennale de Lyon en 2017. Fin 2023, il fonde au Luxembourg la maison d’édition indépendante LUAR EDITIONS.
Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment aux Tanneries, Amilly (2023–2024) ; au Parvis, Tarbes (2019) ; à la Fonderie Darling, Montréal (2018) ; au MAMAC, Nice (2016) ; au MNAC, Lisbonne (2015) ; au Centre d’art Nei Liicht, Dudelange (2015) ; au Museo Universitario Universidad de Antioquia, Medellín (2013) ; à Faux Mouvement, Metz (2013) ; au Casino Luxembourg (2016, 2013) ; au Neuer Kunstverein Aschaffenburg (2012) ainsi qu’à la Galerie Hervé Bize, Nancy (2016, 2012, 2009, 2007).
Il a également participé à de nombreuses expositions collectives, parmi lesquelles le Louvre-Lens (2024–2025) ; le Musée de l’Homme, Paris (2024) ; la Biennale de Melle (2024, 2022) ; le Museo Fortuny, Venise (2023–2024) ; la Fondation CAB, Bruxelles (2023) ; la Gallerie delle Prigioni, Trévise (2022) ; le Mudam, Luxembourg (2022–2021, 2019, 2015, 2014, 2011, 2007) ; la Friche La Belle de Mai, Marseille (2021) ; le Grimmuseum, Berlin (2021) ; la Fondation Boghossian, Bruxelles (2020) ; Les Abattoirs, Toulouse (2019) ; TheCube & VT Artsalon, Taipei (2018) ; le Magasin des Horizons, Grenoble (2018) ; le CCK – Centro Cultural Kirchner, Buenos Aires (2018) ; l’Institut Français de Saint-Louis – Biennale de Dakar (2018) ; le MAC VAL, Vitry-sur-Seine (2017) ; ARGOS, Bruxelles (2017) ; le Centre Pompidou & Frac Lorraine, Metz (2013) ; la Fondation Berardo, Lisbonne (2011) ; le Musée du Quai Branly, Paris (2011) ; les Rencontres d’Arles (2010) ; le Domaine Pommery, Reims (2008), entre autres.
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Oblivion (Water) est une œuvre évolutive qui s’est déployée tout au long de la durée de l’exposition. Cette temporalité a permis de faire macérer des eaux-de-vie luxembourgeoises et portugaises avec du jujube coréen, jusqu’à les transformer dans l’eau de l’oubli.
Dans L’Odyssée d’Homère, Ulysse arrive sur l’île des Lotophages — aujourd’hui identifiée à l’île de Djerba, en Tunisie — celle des « mangeurs de lotos », qui se nourrissent de la fleur de lotos, réputée avoir le pouvoir de donner l’oubli. Elle symbolise un danger particulier qui pèse sur les explorateurs : celui d’un accueil si bienveillant, d’une terre si hospitalière, qu’elle prive les marins de l’envie de repartir. Dès qu’ils en mangent, tout désir de retour s’évanouit. Selon certaines recherches, le jujube, probablement originaire d’Asie et présent en Afrique depuis plus de 4 000 ans, pourrait être assimilé au fruit de l’oubli.
Avec Oblivion (Water), Marco Godinho déconstruit sa propre identité à la croisée du Portugal, du Luxembourg et de la Corée et invite chacun·e à goûter à ce liquide pour s’ouvrir davantage à l’autre, et peut-être oublier, le temps d’un instant, les réflexes identitaires et nationalistes.