Le 24 juin 2026 à 20:00

10€ / 8€ / 5€ (minimum 5 personnes)

Théâtre

46 rue Quincampoix 75004, Paris

Caroline Roche se forme jeune en danse classique, danse de caractère russe, danses traditionnelles auvergnates et étudie le piano au Conservatoire de Montluçon pendant douze ans. À 17 ans, elle entre au Conservatoire d’Art Dramatique de Lyon en parallèle d’études littéraires puis intègre le Pôle Supérieur d’Art de Lorraine en danse contemporaine (DE). Nourrie d’un désir de création, elle entre au Master Danse et Pratiques chorégraphiques de Charleroi Danse dont elle sort diplômée en 2024. Elle a été interprète pour Jorge Leon… En 2023, elle rejoint Nora Chipaumire au Zimbabwé pour l’inauguration du Nherera Hub. Puisant avec malice et autodérision dans son propre héritage culturel, elle entame en 2024 la création d’une trilogie d’inspiration occitane intitulée ARS’VOLCANA : I. Anon jogar ina bourreira (2025), II. Borrei’Loop (2027). À l’intérieur, geste musical et geste dansé se percutent et se confondent. Son travail a été présenté aux festivals Europalia España, It Takes A City, Pays de danse… Elle co-porte avec Neptune En balbutiant, dispositif de co-création d’un bal avec des enfants soutenu par la FWB. Elle danse et chorégraphie pour le duo occitan COCANHA.


Neptune se forme à la danse contemporaine à Paris, avant d’intégrer le Master danse et pratiques chorégraphiques de Charleroi Danse dont elle sort diplômée en juin 2023. Elle se forme également à la pratique du clown au sein du CNAC. Elle collabore avec différent·es artistes en tant qu’interprète et chorégraphe. En tant qu’interprète, elle travaille avec la compagnie SUPERSUEURS pour le K.O - s p o r t et avec Julien Fournier (cie Habeas Corpus) pour sa dernière création “Chwallow”. En tant que porteuse de projet elle co-écrit et interprète la pièce “Hein?” duo chorégraphique et absurde. Elle co-porte « En balbutiant » avec Caroline Roche, projet de co-création avec des enfants, les invitant à construire leur propre bal (soutenu par la FWB). Son amour pour les bals folk, qu’elle fréquente régulièrement, fait partie intégrante de son parcours et de sa recherche. En tant qu’artiste elle s‘intéresse aux façons de raconter, de faire récit : dire le monde, le rire et s’en inquiéter.


Distribution :
Caroline Roche : co-autrice, interprète
Neptune : co-autrice, interprète
Amandine Pauvert (Phonème) : vieille à roue, voix
Emma Cousteix (Phonème): banjo, voix
Jean Bouteloup (Phonème): violon, voix

Partenaires :
Entropie Production, Ostal del Telh, Aurillac, Etc…Art, TIC TAC Art Center

Lou Viallon est un·e artiste chorégraphique basé·e à Bruxelles. C’est aussi une personne trans non-binaire, blanc·he, valide. Ses médiums sont la danse contemporaine, l’écriture, la création sonore, la vidéo.
Adolescent·e, iel pratique intensément la danse puis se consacre aux sciences humaines et aux études théâtrales, en hypokhâgne/khâgne et à la Sorbonne Nouvelle. Iel y soutient un mémoire sur l’auctorialité des chorégraphes, s’intéressant à la relation de pouvoir entre auteur·ices et chorégraphes lorsque ces derniers créent à partir de textes de littérature. Iel devient læ libraire du Théâtre de l’Odéon, à Paris, travail qu’iel chérit, avant de retourner à son premier amour le plateau. Iel s’installe à Bruxelles et intègre le Master en chorégraphie proposé par Charleroi Danse, dont iel est diplomé·e en 2024.
Depuis, Lou est actif·ve en tant qu’interprète (Simone Aughterlony & Jorge León, Serge-Aimé Coulibaly), assistant·e (Oscar M. Damianaki, Jeanne Brouaye), regard extérieur (Marion Sage) et angel/responsable du cadre émotionnel (Marion Dégardin).
Lou crée également son propre travail chorégraphique. GENESIS:DIY (2022) est un premier embryon de duo avec l’artiste sonore Chloé George Barthod. LOVE AFTER LIFE (2023) et pppuuubbbeeerrT (2024), travaux d’études, perpétuent leur collaboration dans des pièces de groupe foisonnantes où l’expérimentation dramaturgique est au centre. Lou y esquisse sa nécessité et quelques méthodes. Cela læ conduit à formuler I FEEL YOU (2028), pièce hybride où Lou et George partagent le plateau.


Distribution :
Direction artistique, chorégraphie, interprétation : Lou Viallon
Création sonore et performance : Chloé George Barthod
Texte : Lou Viallon accompagné·e par Joe Gardoni
Accompagnement dramaturgique : Mercedes Dassy, Alice Jumelle

Production et diffusion :
AMA brussels - France Morin & Clara Schmitt

Coproductions :
Atelier 210, en coprésentation avec les Halles de Schaerbeek
Soutiens :
Kunstencentrum BUDA (Courtrai), la Maison Poème (Bruxelles), le BAMP & programme CONNECTION (Bruxelles), Vaisseau mère (Bruxelles), Station (Belgrade), Impulstanz & ATLAS 2026 (Vienne)

Pré-achats : Maison poème (Bruxelles, septembre 2028), Station (Belgrade, octobre 2028, TBC)

Vincent Glowinski est originaire de Paris. De 2005 à 2008, il étudie à l’Ecole Nationale supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles, avant de se consacrer pleinement à sa création personnelle, à Paris et Bruxelles.
Il s’exprimera clandestinement avec des graffitis gigantesques pendant une dizaine d’années sous le nom de Bonom.
Plusieurs expositions lui ont été consacrées ces dernières années durant lesquelles il a montré des peintures, des sculptures en cuir et des photos de ses graffitis.

Il développe avec Jean-François Roversi la performance Human Brush, dans laquelle il dessine avec son corps sur un écran, grâce à un dispositif de captation des mouvements en temps réel et en collaboration avec le musicien Eric Desjeux. Ceci l’amène à être accueilli en résidence par le chorégraphe Wim Vandekeybus et sa compagnie Ultima Vez, pour la création de son propre spectacle, Méduses.

Depuis 2010, suite à sa rencontre avec le bourrelier Geoffrey Corman qui lui a appris à manipuler le cuir parchemin, il travaille aussi le volume. De grands squelettes et des marionnettes monumentales naissent de ce travail.

Son travail sur scène se poursuit en collaboration avec le musicien Teun Verbruggen (batterie) : Duo à l’encre, une forme courte spontanée et improvisée donnant à voir un théâtre miniature. Sur un bureau, dessins et objets animés se mêlent au rythme de la musique dans une écriture narrative. L’histoire change et évolue d’une représentation à l’autre.

Il développe depuis quelques années des projets in situ à grande échelle que ce soit avec le dispositif Human Brush (Phenix, Valenciennes – 2015 : Projet à la Cité Verley ) ou sur des interventions urbaines en peintures monumentales. (Les Tombées de La Nuit - Rennes - 2017)

Les projets actuels se concentrent sur la création en ateliers (marionnettes géantes, peintures sur toiles monumentales), commandes publiques, projets in situ et projets participatifs avec différents publics. Ces différentes pistes de travaillent pourront être réutilisées sur des projets scéniques.
Outre les nombreuses fresques, il développe dernièrement des sculptures monumentales en espace public.

Née à Florence (Italie), Erika Zueneli se forme d’abord à la danse classique avant de poursuivre ses études à New York auprès de M. Graham, A. Nikolais et M. Cunningham, tout en collaborant avec la compagnie Imago et d’autre Operas.

Installée entre la France et la Belgique depuis 1992, elle travaille notamment avec S. Sempere, J. Nadj, la Cie Silenda et le cirque Les Colporteurs. En 1995, elle entame une collaboration durable avec la Compagnie Mossoux-Bonté. Elle cofonde en 2000 la Cie l’Yeuse à Paris avec O. Renouf, puis crée en 2008 Tant’amati/Asbl à Bruxelles.

Forte d’une vingtaine de pièces, elle a exploré une palette étendue de formes et de collaborations, du solo aux pièces de groupe avec des danseur·euse·s, comédien·ne·s mais aussi des amateur.ice.s. Son travail, ancré dans le réel, explore avec finesse les failles humaines dans une écriture poétique teintée d’humour et de dérision avec un approche qui se veut à la fois sensible et corrosive.

Ses créations sont diffusées en Europe. Elle reçoit le Prix Maeterlinck de la Critique en Belgique pour le duo Tant’amati (2014) et la pièce de groupe Landfall (2023).


Distribution :
Erika Zueneli : Chorégraphe
Elisa Wery : Danseuse
Louise de Bastier : Autrice

Les Soirées Proleptiques sont un nouveau format connu par les équipes du Centre en 2026 destinées à présenter les premières esquisses de productions théâtrales, chorégraphiques et hybrides.

Au Centre Wallonie-Bruxelles, ces soirées déplacent les cadres habituels de présentation pour faire place à l’essai, à l’inachevé, à l’expérimentation. Elles activent un rapport direct au public, non comme point d’arrivée mais comme instance de lecture et de résonance, dans un temps partagé de découverte et d’incertitude.

Chaque édition réunit plusieurs propositions artistiques qui dialoguent avec les espaces du lieu — du théâtre au bunker au cinéma — activant ainsi différentes conditions de perception et d’écoute. L’enjeu n’est pas la démonstration d’une forme aboutie, mais l’exposition d’un processus, d’une pensée en mouvement, d’un travail encore poreux.

Les Soirées Proleptiques s’inscrivent dans une volonté d’accompagner des écritures contemporaines en devenir, en ouvrant un cadre attentif, exigeant et non hiérarchisé, où la scène devient un espace de lecture du présent en train de se fabriquer.

Les artistes retenus pour cette première édition sont :


Caroline Roche & Neptune : À travers chant
Durée : 25 min - Entropie Production

À travers chant est un duo, la rencontre d’une danseuse de bal, Neptune, et d’une danseuse de bourrée, Caroline, toutes les deux danseuses contemporaines.

Entraînées par le bourdon, le rythme et les mélodies d’une vielle à roue, d’un banjo et d’un violon, les deux danseuses s’engagent dans une traversée malicieuse qui naît de la bourrée à trois temps, s’en échappe et y revient.

La musique qui les accompagne, brute et cadencée est celle du trio Phonème dans laquelle cordes et voix s’entremêlent pour faire résonner des mélodies de violoneux et chanteur·euses du Massif Central.


Lou Viallon : I FEEL YOU
AMA Brussels

En transitionnant, en vivant la matérialité d’une vie queer, je savais que mon corps changerait. Ce que je n’attendais pas, c’est ce grand bouleversement de mon imaginaire.

Voilà deux ans qu’un personnage me hante. C’est un·e chevalier·e sans quête, mais aussi un·e popstar à la voix qui mue et se rompt, un·e pornstar au coeur brisé. Et plus je regarde læ regarde, plus son visage me ressemble. L’alter égo à l’héroïsme glissant me confronte. Que faire de notre attrait pour la puissance ? Dans ce monde, empire cishétéropatriarkkkapitaliste, que faire de notre désir si on le sait pétri de domination, conquérant ? Peut-on prendre plaisir sans montées en puissance ? Et si on monte, jouit et se répand, on met ça où ?

Avec le projet I FEEL YOU, j’invite læ créateur·ice sonore Chloé George Barthod à réfléchir aux dramaturgies éjaculatoires qui peuplent plus ou moins secrètement nos imaginaires et travaux. On formule alors des narrations alternatives du plaisir. S’ouvre un espace de fiction queer peuplé de danses, textes, chansons ultra texturé·es et émotionnel·les. Les matériaux, traversés par une poétique de l’invitation, engagent sensoriellement les spectateur·ices et chatouillent leur désir et frustration.

I FEEL YOU est un entraînement collectif à regarder, sentir, désirer, imaginer autrement et davantage.


Vincent Glowinski : Resonant Trees
Entropie Production

Vincent Glowinski accompagne en dessin les compositions Resonant Trees de Léo Dupleix.
Cette série de compositions pour clavecin, dans une version pour épinette - petit clavecin triangulaire -, se compose de mélodies entêtantes mises en corps dans un univers harmonique riche et envoûtant, à la fois aride et lumineux.
Vincent se muni d’un pot de poudre noir, d’une feuille blanche et d’un bâton pour tracer. Il se laisse alors pénétrer des résonances musicales pour dessiner.

Projeté sur un écran en temps réel de son exécution, le dessin agit pour les spectateurs comme un prolongement visuel, rugueux, organique des volutes sonores du clavecin.

Une exploration immersive et pluri-sensorielle, avec des moyens rudimentaux et « low tech »: métal, bois, papier et corps résonants.


Erika Zueneli : KITSCHEN

Cette présentation prendra la forme d’une performance imaginée avec Elisa Wery et Louise de Bastier, conçue pour cet événement, autour de la notion de KITCH (mais pas que !).

Dans cet espace d’expérimentation, l’ironie et l’humour seront de la partie. Au-delà de cette collaboration habitée par un écart générationnel fécond, plusieurs questions émergent : comment se situer dans le présent, entre héritage et renouvellement ? Quelle forme de révolte engager ?

Le kitsch s’impose alors comme piste de réflexion. Il contient l’idée de répétition, de reproduction, voire de pastiche. Étymologiquement, il vient de l’allemand kitschen, qui signifie récupérer des rebuts pour en faire du neuf avec du vieux.

Que se crée-t-il dans le partage d’un plateau entre interprètes d’âges différents ? Et quel humour peut-on déceler dans ce trio improbable, qui semble nous prendre à partie, nous demander, non sans une certaine insolence : “peut-on vraiment faire du neuf avec du vieux” ?

Dans cet ensemble se glisse aussi une forme d’espoir, une espérance politique ouvrant la voie à des réinventions possibles.

Caroline Roche & Neptune : *À travers chant* ©Arnaud Beelen

Caroline Roche & Neptune : À travers chant ©Arnaud Beelen

Lou Viallon : *I FEEL YOU*

Lou Viallon : I FEEL YOU

Erika Zueneli

Erika Zueneli

Caroline Roche & Neptune : *À travers chant* ©Arnaud Beelen

Caroline Roche & Neptune : À travers chant ©Arnaud Beelen

Lou Viallon : *I FEEL YOU*

Lou Viallon : I FEEL YOU

Erika Zueneli

Erika Zueneli

Voir aussi
Podcast suivant:
00:00