Du 10 novembre 2022 au 22 janvier 2023

Tarif plein : 5€
Tarif réduit : 3€

Friche la Belle de Mai (La tour – 4eme étage)
41 Rue Jobin, 13003 Marseille

Inauguration le 10 nov. 2022 :
de 17h à 22h

Ouvert du mer. au ven. de 14h à 19h,
le sam. & dim. de 13h à 19h

« Le travail de Felix Luque Sánchez en collaboration avec Damien Gernay et Vincent Evrard, interroge la manière de concevoir notre rapport à la technologie ainsi que les enjeux contemporains du développement de l’intelligence artificielle et de l’automatisation. A partir de l’utilisation combinée de systèmes de représentations électroniques et digitales, de sculptures mécatroniques, de compositions sonores génératives, de flux de données en temps réel et de processus algorithmiques, les procédés narratifs sur lesquels reposent ses installations entremêlent fiction et réalité et préfigurent les scénarios possibles d’un futur proche, en nous confrontant aux peurs et aux attentes que les machines provoquent en nous ».

Texte de Pau Waelder

Voici un rêve qui nous hante : un robot industriel se retrouve dans sa chaîne de production pharmaceutique face à un plateau rempli de milliers de pilules, ces sont des drogues “légales”, des somnifères, des antidépresseurs… Il se déplace à une vitesse folle, mais avec une grande précision, et il positionne les pilules non pas pour les mettre en paquets, mais cette fois-ci, pour créer des sortes de tableaux, des peintures, des abstractions informatiques.

Les robots industriels nous remplacent aujourd’hui, tels des maîtres de la répétition, du travail collaboratif, des données et du calcul. Ils sont conçus pour réaliser des tâches répétitives avec des mouvements d’une précision quasi absolue. Ils les réalisent sans fatigue, sans nécessité ni hésitation, et sans en questionner la raison. C’est la maîtrise de l’automatisation, une symphonie synchronique inéluctable. Mais ils remplacent également Sisyphe, condamné comme eux à reproduire et à défaire une tâche à perpétuité.

Pour ce projet d’exposition, nous voudrions mettre en scène des robots dans des tâches sans fin, guidés par des algorithmes, dans des sortes de performances perpétuelles.

L’imaginaire qu’elle charrie est celui de notre réalisation à travers le rêve technologique. Lorsque la société humaine est confrontée à son extinction, l’éternel devient une nouvelle tâche pour nos machines, une utopie dans un avenir expurgé d’humanité. Le mythe de la Singularité plane…

© Felix Luque-Sanchez

© Felix Luque-Sanchez

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