Bistrot littéraire avec Gracia Bejjani et Georgia Makhlouf
Sous pavillon de la seconde édition de la Biennale Archipel#Chaos-Monde
Dans le cadre du cycle Lisez-vous le Belge ? Venez découvrir lors d’une rencontre deux parutions récentes
La rencontre est ponctuée d’une séance de signatures à la Librairie Wallonie-Bruxelles
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Réservation recommandée : reservation@cwb.fr
Théâtre
46 rue Quincampoix 75004, Paris
Gracia Bejjani est née à Beyrouth. À vingt ans, elle quitte le Liban pour la France.
« J’écris, je filme, je photographie » dit-elle pour résumer sa démarche.
Ses poèmes paraissent en revues (La NRF Gallimard, Décharge, Wam, Lettres d’hivernage…), dans l’anthologie du Printemps des poètes 2024 (chez Castor Astral), ainsi que sur des plates-formes en ligne (Courrier International, Hors-Sol, Poema…) Son recueil, J’ai appris à parler sur tes lèvres, est publié par les Éditions La Kainfristanaise en 2024.
La chaîne YouTube de Gracia Bejjani accueille plus de sept cents vidéo-poèmes où elle poursuit son exploration du dialogue entre texte, image et son.
Sobhiyé – Corps de femmes est son premier roman.
Georgia Makhlouf est autrice, journaliste, et critique littéraire. Elle vit entre Paris et Beyrouth et a publié entre autres Les Absents (2014, Rivages, L’Orient des livres), prix Senghor et prix Ulysse, Port-au-Prince : aller-retour (2019, La Cheminante) ainsi que des poèmes et récits pour la jeunesse. Pays amer (2025, Presses de la cité) a reçu le prix Méditerranée des lecteurs 2025 été finaliste du Prix des Cinq continents 2026 décerné par l’OIF.
Au programme :
Gracia Bejjani, Sobhiyé - Corps de femmes (Editions ACCRO)
Beyrouth, années soixante-dix. Dans le quartier chrétien d’Achrafieh, la narratrice et ses amies, Hanane et Nayla, grandissent entre Orient et ouverture à l’Occident. En hissant leurs voix, elles se souviennent des épreuves fondatrices de l’enfance et des subtilités du monde des femmes, au cœur d’une société dominée par les hommes.
C’est dans l’intimité de la maison, des gestes et des rituels, que l’autrice nous entraîne pour dire la force de résistance de ces femmes, au quotidien d’abord, puis plus tard, face à la guerre.
Georgia Makhlouf, Pays amer (Presses de la Cité).
Pays amer, fiction librement inspirée de la vie de Marie El Khazen (1899-1983), première femme photographe libanaise entrelace avec délicatesse les récits de deux femmes libanaises, photographes, à un siècle d’écart. Mona vit une jeunesse marginale à Beyrouth. Dans un village du nord du Liban, elle découvre une magnifique maison à l’abandon. L’ancienne propriétaire, une certaine Marie Karam, était une originale solitaire, chassant comme un homme et entourée d’animaux vivants ou empaillés. Entre Marie et Mona, dont la création artistique et les amours sont confrontées au même poids de la tradition et des préjugés sociaux, Georgia Makhlouf tisse le fil de destins poignants, épris de liberté. Marie en paiera le prix. Pour Mona, l’histoire reste à écrire.